Le candidat Horizons à la présidentielle propose de reprendre la réforme de 2023, qui fixe l'âge légal à 64 ans, puis de poursuivre jusqu'à 65 ans. La durée de cotisation serait allongée progressivement, et la proposition comprend aussi un volet capitalisation pour les retraites. L'ancien Premier ministre estime que des décisions doivent être prises avant une crise financière, afin de mener une réforme responsable et juste.

D'après l'OCDE en 2025, l'âge légal de 64 ans reste souvent supérieur à l'âge effectif, en raison des carrières longues et des départs anticipés. Pour l'âge effectif de départ, la France occupe le cœur du peloton européen, dans la moyenne continentale.

Le départ le plus précoce s'observe au Luxembourg, en Slovénie, en Belgique, en Autriche et en Slovaquie. Dans le peloton européen figurent la Pologne, l'Espagne, la Grèce, la Hongrie, la Finlande, l'Italie, la Lettonie et la Lituanie. La vie active est plus prolongée en Allemagne, aux Pays-Bas, au Danemark, en Suède, au Portugal et en Irlande. La Suède atteint le cap symbolique de 65 ans, tandis que l'Estonie détient le record de l'UE.

Une enquête d'opinion révèle une large part de Français confiants quant au niveau de vie souhaité à la retraite. Peu de Français disposent pourtant d'un véritable plan d'épargne, la stratégie d'épargne dédiée restant absente à l'approche de la fin de carrière. La retraite par répartition, socle des revenus, explique cette confiance.

Le montant de pension dépend de la durée de carrière, des revenus, des régimes cotisés et des interruptions d'activité. Un contrôle du dossier permet de corriger une anomalie, comme des périodes manquantes ou des trimestres validés non retranscrits, à partir du relevé de situation individuelle.

Pour un fonctionnaire sédentaire de la génération concernée, l'âge minimum de départ est fixé à 64 ans depuis le 1ᵉʳ janvier 2026. Les personnes de cette même génération doivent réunir 172 trimestres pour obtenir le taux plein, depuis le 1ᵉʳ janvier 2026. La retenue pour pension civile s'établit à 11,10 % depuis le 1ᵉʳ janvier 2020, et la cotisation à la RAFP à 5,00 % depuis le 1ᵉʳ janvier 2005. Le montant maximal annuel de l'Aspa atteint 12 523,14 € pour une personne seule.

Les chiffres de référence

Vous êtes néÂge minimum de départTrimestres pour le taux pleinÂge du taux plein automatique
Entre le 1er janvier 1959 et le 31 décembre 196062 ans167 (41 ans 9 mois)67 ans
Entre le 1er janvier 1961 et le 31 aout 196162 ans168 (42 ans)67 ans
Entre le 1er septembre 1961 et le 31 décembre 196162 ans et 3 mois169 (42 ans 3 mois)67 ans
196262 ans et 6 mois169 (42 ans 3 mois)67 ans
Entre le 1er janvier 1963 et le 31 mars 196562 ans et 9 mois170 (42 ans 6 mois)67 ans
Entre le 1er avril 1965 et le 31 décembre 196563 ans171 (42 ans 9 mois)67 ans
196663 ans et 3 mois172 (43 ans)67 ans
196763 ans et 6 mois172 (43 ans)67 ans
196863 ans et 9 mois172 (43 ans)67 ans
À partir du 1er janvier 196964 ans172 (43 ans)67 ans

Source : Service-Public.fr, 1ᵉʳ janvier 2026

À consulter

Repères

RepèreValeurEn vigueur depuis le
Âge minimum de départ, fonctionnaire sédentaire né à partir de 196964 ans1ᵉʳ janvier 2026
Trimestres pour le taux plein, né à partir de 1969172 (43 ans)1ᵉʳ janvier 2026
Âge du taux plein automatique, fonctionnaire sédentaire67 ans1ᵉʳ janvier 2026
Retenue pour pension civile (fonctionnaires de l'État)11,10 %1ᵉʳ janvier 2020
Retenue CNRACL (fonctionnaires territoriaux et hospitaliers)11,10 %1ᵉʳ janvier 2020
Cotisation à la retraite additionnelle (RAFP)5,00 %1ᵉʳ janvier 2005
Aspa, montant maximal annuel (personne seule)12 523,14 €1ᵉʳ janvier 2026
Aspa, montant maximal annuel (couple)19 442,21 €1ᵉʳ janvier 2026

Source : Service-Public.fr, 1ᵉʳ janvier 2026 · Source : Légifrance, 1ᵉʳ janvier 2026