La revalorisation des pensions complémentaires Agirc-Arrco intervient au 1er novembre, avec une hausse inférieure aux espérances. La décision a été annoncée à l'issue d'une rencontre entre les organisations syndicales et patronales. Pour un fonctionnaire sédentaire, l'âge minimum de départ à la retraite est de 64 ans depuis le 1ᵉʳ janvier 2026, avec 172 trimestres exigés pour le taux plein.

La règle prévoit une revalorisation inférieure à l'évolution des salaires, mais le taux reste encore flou. Cette revalorisation ne suit pas toujours l'inflation, chiffrée par l'Insee à 2 % pour 2026. Parmi les hypothèses 1,2 % et 1,6 %, une hausse de 1,6 % est évoquée.

Pour une pension complémentaire de 500 euros par mois, une hausse de 1,6 % représente un gain mensuel de 8. La dernière rencontre est prévue le mercredi suivant, avant l'application de la revalorisation au 1er novembre. Le conseil d'administration prendra la décision finale ; pour 2025, l'absence d'accord avait empêché toute revalorisation.

Sont concernés les anciens salariés du secteur privé, les cadres, les bénéficiaires d'une pension de réversion Agirc-Arrco et les carrières mixtes. Sont exclus les fonctionnaires ayant effectué une carrière entière dans le secteur public, ainsi que les autres régimes. Les relevés de pension permettent de vérifier la ligne du versement Agirc-Arrco.

La revalorisation porte sur la part complémentaire uniquement, la retraite de base suivant un calendrier distinct. Le versement de novembre inclut la hausse, selon le calendrier de paiement Agirc-Arrco, avec un délai bancaire de quelques jours. Les pensions de base seront gelées en janvier et ne suivront pas toutes l'inflation, pour un tiers des retraités concernés. Ce gel des pensions au-dessus du seuil, qui doit procurer des économies, suscite la colère des retraités.

La retenue pour pension civile est fixée à 11,10 % depuis le 1ᵉʳ janvier 2020, et la cotisation à la RAFP à 5,00 % depuis le 1ᵉʳ janvier 2005. L'Aspa pour une personne seule atteint 12 523,14 € par an depuis le 1ᵉʳ janvier 2026.

Les chiffres de référence

Vous êtes néÂge minimum de départTrimestres pour le taux pleinÂge du taux plein automatique
Entre le 1er janvier 1959 et le 31 décembre 196062 ans167 (41 ans 9 mois)67 ans
Entre le 1er janvier 1961 et le 31 aout 196162 ans168 (42 ans)67 ans
Entre le 1er septembre 1961 et le 31 décembre 196162 ans et 3 mois169 (42 ans 3 mois)67 ans
196262 ans et 6 mois169 (42 ans 3 mois)67 ans
Entre le 1er janvier 1963 et le 31 mars 196562 ans et 9 mois170 (42 ans 6 mois)67 ans
Entre le 1er avril 1965 et le 31 décembre 196563 ans171 (42 ans 9 mois)67 ans
196663 ans et 3 mois172 (43 ans)67 ans
196763 ans et 6 mois172 (43 ans)67 ans
196863 ans et 9 mois172 (43 ans)67 ans
À partir du 1er janvier 196964 ans172 (43 ans)67 ans

Source : Service-Public.fr, 1ᵉʳ janvier 2026

À consulter

Repères

RepèreValeurEn vigueur depuis le
Âge minimum de départ, fonctionnaire sédentaire né à partir de 196964 ans1ᵉʳ janvier 2026
Trimestres pour le taux plein, né à partir de 1969172 (43 ans)1ᵉʳ janvier 2026
Âge du taux plein automatique, fonctionnaire sédentaire67 ans1ᵉʳ janvier 2026
Retenue pour pension civile (fonctionnaires de l'État)11,10 %1ᵉʳ janvier 2020
Retenue CNRACL (fonctionnaires territoriaux et hospitaliers)11,10 %1ᵉʳ janvier 2020
Cotisation à la retraite additionnelle (RAFP)5,00 %1ᵉʳ janvier 2005
Aspa, montant maximal annuel (personne seule)12 523,14 €1ᵉʳ janvier 2026
Aspa, montant maximal annuel (couple)19 442,21 €1ᵉʳ janvier 2026

Source : Service-Public.fr, 1ᵉʳ janvier 2026 · Source : Légifrance, 1ᵉʳ janvier 2026