L'ancien Premier ministre, candidat à la présidentielle, critique la réforme des retraites d'Horizons, dont il est le rival. Horizons reprend la réforme de 2023, puis fixe un objectif d'âge légal de 65 ans. Le point de départ d'Horizons reste l'âge légal actuel, fixé à 62 ans et neuf mois.
Il refuse de bouger les paramètres, ces curseurs, car on n'en est plus aux mesures de soins palliatifs : le système ne tient plus. L'ancien Premier ministre veut changer de système de retraite, avec un système universel où les mêmes règles s'appliquent à tous. Selon lui, l'âge légal ne permet plus de piloter le système, qui passerait par la durée de cotisation.
La décote pénaliserait un départ tôt et la surcote récompenserait un départ tard, afin de responsabiliser et de permettre un choix en conscience. Fonctionnaires, indépendants, salariés du privé et du public relèveraient du même système, avec une part de capitalisation. L'âge légal de 65 ans est évoqué, et les dispositifs de départ anticipé seraient conservés.
Du côté de la gauche, le favori de la primaire social-démocrate table sur une base de 62 ans, avec un système de décote et la pénibilité. Cette proposition n'est pas encore détaillée, et le favori promet une réforme juste, liée à la retraite, au travail et aux inégalités. Le Rassemblement national vise de son côté l'abrogation de la réforme des retraites.
Dans la fonction publique, l'âge minimum de départ d'un fonctionnaire sédentaire des générations concernées est de 64 ans ans depuis le 1ᵉʳ janvier 2026. Le taux plein exige 172 trimestres pour les personnes des mêmes générations, depuis le 1ᵉʳ janvier 2026. La retenue pour pension civile s'applique au taux de 11,10 % depuis le 1ᵉʳ janvier 2020, et la cotisation RAFP est de 5,00 % depuis le 1ᵉʳ janvier 2005. L'Aspa, le minimum vieillesse, atteint 12 523,14 € par an au maximum pour une personne seule depuis le 1ᵉʳ janvier 2026.
Les chiffres de référence
| Vous êtes né | Âge minimum de départ | Trimestres pour le taux plein | Âge du taux plein automatique |
|---|---|---|---|
| Entre le 1er janvier 1959 et le 31 décembre 1960 | 62 ans | 167 (41 ans 9 mois) | 67 ans |
| Entre le 1er janvier 1961 et le 31 aout 1961 | 62 ans | 168 (42 ans) | 67 ans |
| Entre le 1er septembre 1961 et le 31 décembre 1961 | 62 ans et 3 mois | 169 (42 ans 3 mois) | 67 ans |
| 1962 | 62 ans et 6 mois | 169 (42 ans 3 mois) | 67 ans |
| Entre le 1er janvier 1963 et le 31 mars 1965 | 62 ans et 9 mois | 170 (42 ans 6 mois) | 67 ans |
| Entre le 1er avril 1965 et le 31 décembre 1965 | 63 ans | 171 (42 ans 9 mois) | 67 ans |
| 1966 | 63 ans et 3 mois | 172 (43 ans) | 67 ans |
| 1967 | 63 ans et 6 mois | 172 (43 ans) | 67 ans |
| 1968 | 63 ans et 9 mois | 172 (43 ans) | 67 ans |
| À partir du 1er janvier 1969 | 64 ans | 172 (43 ans) | 67 ans |
Source : Service-Public.fr, 1ᵉʳ janvier 2026
À consulter
- Retraite : âge de départ et trimestres, par génération
- Retraite d'un agent public : le calcul
- Retraite des agents publics : âge minimum
Repères
| Repère | Valeur | En vigueur depuis le |
|---|---|---|
| Âge minimum de départ, fonctionnaire sédentaire né à partir de 1969 | 64 ans | 1ᵉʳ janvier 2026 |
| Trimestres pour le taux plein, né à partir de 1969 | 172 (43 ans) | 1ᵉʳ janvier 2026 |
| Âge du taux plein automatique, fonctionnaire sédentaire | 67 ans | 1ᵉʳ janvier 2026 |
| Retenue pour pension civile (fonctionnaires de l'État) | 11,10 % | 1ᵉʳ janvier 2020 |
| Retenue CNRACL (fonctionnaires territoriaux et hospitaliers) | 11,10 % | 1ᵉʳ janvier 2020 |
| Cotisation à la retraite additionnelle (RAFP) | 5,00 % | 1ᵉʳ janvier 2005 |
| Aspa, montant maximal annuel (personne seule) | 12 523,14 € | 1ᵉʳ janvier 2026 |
| Aspa, montant maximal annuel (couple) | 19 442,21 € | 1ᵉʳ janvier 2026 |
Source : Service-Public.fr, 1ᵉʳ janvier 2026 · Source : Légifrance, 1ᵉʳ janvier 2026