Le projet de budget pour 2027 met les retraités à contribution, avec cinq milliards et demi d'euros d'économies visés sur les retraites. Deux retraités sur trois seraient mis à contribution dans le prochain budget. Cette mesure doit rapporter plusieurs milliards d'euros à l'État, mais la proposition fait débat.

Les pensions inférieures à 1.260 euros seraient revalorisées au niveau de l'inflation. À partir de 1.260 euros, la revalorisation serait partielle, voire gelée. Pour un couple de retraités, le plafond de l'abattement diminuera, ce qui représente un impôt en plus.

Une retraitée témoigne : les petites retraites sont préservées par la revalorisation, mais le budget reste serré. Un retraité, ancien technicien, voit sa pension gelée et refuse cet effort, alors que les assurances et les mutuelles sont en hausse. Une retraitée, ex-conseillère commerciale, se déclare favorable à l'effort pour redresser les comptes publics et réduire la dette.

Pour un retraité, le manque à gagner d'une pension gelée bouleverse la gestion du budget du foyer. Un fonctionnaire à la retraite juge normal de contribuer, par solidarité. Une responsable administrative à la retraite s'y oppose, en raison de la baisse de pouvoir d'achat. Un ingénieur à la retraite estime que sa pension est suffisante et que l'impact de l'abattement reste limité.

Pour un fonctionnaire sédentaire des générations concernées par ce repère, l'âge minimum de départ à la retraite est de 64 ans depuis le 1ᵉʳ janvier 2026, avec 172 trimestres exigés pour le taux plein. La retenue pour pension civile s'établit à 11,10 % depuis le 1ᵉʳ janvier 2020, et la cotisation à la RAFP à 5,00 % depuis le 1ᵉʳ janvier 2005. L'Aspa, le minimum vieillesse, atteint 12 523,14 € par an pour une personne seule depuis le 1ᵉʳ janvier 2026.

L'examen du projet de loi à l'Assemblée nationale est prévu à la mi-octobre. Le montant de la revalorisation partielle sera fixé par les parlementaires.

Les chiffres de référence

Vous êtes néÂge minimum de départTrimestres pour le taux pleinÂge du taux plein automatique
Entre le 1er janvier 1959 et le 31 décembre 196062 ans167 (41 ans 9 mois)67 ans
Entre le 1er janvier 1961 et le 31 aout 196162 ans168 (42 ans)67 ans
Entre le 1er septembre 1961 et le 31 décembre 196162 ans et 3 mois169 (42 ans 3 mois)67 ans
196262 ans et 6 mois169 (42 ans 3 mois)67 ans
Entre le 1er janvier 1963 et le 31 mars 196562 ans et 9 mois170 (42 ans 6 mois)67 ans
Entre le 1er avril 1965 et le 31 décembre 196563 ans171 (42 ans 9 mois)67 ans
196663 ans et 3 mois172 (43 ans)67 ans
196763 ans et 6 mois172 (43 ans)67 ans
196863 ans et 9 mois172 (43 ans)67 ans
À partir du 1er janvier 196964 ans172 (43 ans)67 ans

Source : Service-Public.fr, 1ᵉʳ janvier 2026

À consulter

Repères

RepèreValeurEn vigueur depuis le
Âge minimum de départ, fonctionnaire sédentaire né à partir de 196964 ans1ᵉʳ janvier 2026
Trimestres pour le taux plein, né à partir de 1969172 (43 ans)1ᵉʳ janvier 2026
Âge du taux plein automatique, fonctionnaire sédentaire67 ans1ᵉʳ janvier 2026
Retenue pour pension civile (fonctionnaires de l'État)11,10 %1ᵉʳ janvier 2020
Retenue CNRACL (fonctionnaires territoriaux et hospitaliers)11,10 %1ᵉʳ janvier 2020
Cotisation à la retraite additionnelle (RAFP)5,00 %1ᵉʳ janvier 2005
Aspa, montant maximal annuel (personne seule)12 523,14 €1ᵉʳ janvier 2026
Aspa, montant maximal annuel (couple)19 442,21 €1ᵉʳ janvier 2026

Source : Service-Public.fr, 1ᵉʳ janvier 2026 · Source : Légifrance, 1ᵉʳ janvier 2026