Dans le budget 2027, les économies espérées atteignent 54 milliards d'euros, et les retraités sont mis à contribution. Les pensions supérieures à 1.260 euros ne bénéficieraient plus d'une indexation intégrale sur l'inflation. En revanche, les pensions jusqu'à 1.260 euros par mois restent protégées de cette mesure.

Au-delà de ce seuil, l'indexation serait réduite, voire supprimée, ce qui produirait des économies attendues. L'abattement fiscal des retraités verrait son plafond abaissé, ce qui se traduirait par une hausse d'impôts. Le freinage des dépenses de retraites est recherché, car leur progression mécanique est à contenir ; le sujet reste sensible.

Les autres cibles du projet comprennent les APL, qui seraient gelées, et la prime d'activité, non revalorisée intégralement. Pour les fonctionnaires, un nouveau gel du point d'indice est prévu, avec des économies attendues de 2 milliards d'euros. En matière de santé, les franchises médicales augmenteraient et des dépenses seraient transférées vers les mutuelles, notamment pour les arrêts maladie.

L'objectif concerne le déficit du PIB en 2027, avec un dérapage en 2026. Le contexte pèse lourd : taux d'intérêt records, coût de la dette et tensions énergétiques. Le PS qualifie ce budget de récessif, tandis que le Premier ministre cherche un compromis en vue de l'adoption.

Le Parlement examinera le texte à l'automne, avec un risque de censure et un recours possible à l'article 49 ou aux ordonnances. Les curseurs peuvent évoluer, et ce projet constitue une première base de négociation.

Pour un fonctionnaire sédentaire, l'âge minimum de départ à la retraite est de 64 ans depuis le 1ᵉʳ janvier 2026. Le taux plein exige 172 trimestres pour les personnes concernées, règle applicable depuis le 1ᵉʳ janvier 2026. La retenue pour pension civile s'élève à 11,10 % depuis le 1ᵉʳ janvier 2020, et la cotisation à la RAFP à 5,00 % depuis le 1ᵉʳ janvier 2005. Le plafond annuel de l'Aspa, le minimum vieillesse, atteint 12 523,14 € pour une personne seule depuis le 1ᵉʳ janvier 2026.

Les chiffres de référence

Vous êtes néÂge minimum de départTrimestres pour le taux pleinÂge du taux plein automatique
Entre le 1er janvier 1959 et le 31 décembre 196062 ans167 (41 ans 9 mois)67 ans
Entre le 1er janvier 1961 et le 31 aout 196162 ans168 (42 ans)67 ans
Entre le 1er septembre 1961 et le 31 décembre 196162 ans et 3 mois169 (42 ans 3 mois)67 ans
196262 ans et 6 mois169 (42 ans 3 mois)67 ans
Entre le 1er janvier 1963 et le 31 mars 196562 ans et 9 mois170 (42 ans 6 mois)67 ans
Entre le 1er avril 1965 et le 31 décembre 196563 ans171 (42 ans 9 mois)67 ans
196663 ans et 3 mois172 (43 ans)67 ans
196763 ans et 6 mois172 (43 ans)67 ans
196863 ans et 9 mois172 (43 ans)67 ans
À partir du 1er janvier 196964 ans172 (43 ans)67 ans

Source : Service-Public.fr, 1ᵉʳ janvier 2026

À consulter

Repères

RepèreValeurEn vigueur depuis le
Âge minimum de départ, fonctionnaire sédentaire né à partir de 196964 ans1ᵉʳ janvier 2026
Trimestres pour le taux plein, né à partir de 1969172 (43 ans)1ᵉʳ janvier 2026
Âge du taux plein automatique, fonctionnaire sédentaire67 ans1ᵉʳ janvier 2026
Retenue pour pension civile (fonctionnaires de l'État)11,10 %1ᵉʳ janvier 2020
Retenue CNRACL (fonctionnaires territoriaux et hospitaliers)11,10 %1ᵉʳ janvier 2020
Cotisation à la retraite additionnelle (RAFP)5,00 %1ᵉʳ janvier 2005
Aspa, montant maximal annuel (personne seule)12 523,14 €1ᵉʳ janvier 2026
Aspa, montant maximal annuel (couple)19 442,21 €1ᵉʳ janvier 2026

Source : Service-Public.fr, 1ᵉʳ janvier 2026 · Source : Légifrance, 1ᵉʳ janvier 2026