Le budget 2027 sera présenté en Conseil des ministres, en première copie, avant son examen par le Parlement. L'exécutif prévoit un effort massif, avec 54 milliards d'euros d'économies dans un budget offensif. Les retraités sont mis à contribution par deux leviers, malgré l'hésitation de l'exécutif.

Le premier levier est l'abattement fiscal sur les pensions, dont le plafond serait abaissé à 3.000 euros, contre 10 % jusque-là. Le second levier est la désindexation partielle des pensions sur l'inflation : les pensions comprises entre 1.260 euros et 2.034 euros connaîtraient une hausse moindre. Au-delà de 2.034 euros, les pensions ne seraient plus indexées, tandis que l'indexation serait maintenue en dessous de 1.260 euros. Le Parlement tranchera sur le sujet des pensions, où Matignon attend plusieurs milliards d'euros, un montant inférieur à celui du ministre des Comptes publics.

Le gel du point d'indice des fonctionnaires et le gel des APL figurent aussi parmi les économies prévues. Le budget de l'État serait gelé, hors dette et hors Armées, avec des ministères régaliens en hausse et le Travail soumis à l'effort. L'exécutif écarte une hausse généralisée d'impôts et refuse le gel du barème de l'impôt sur le revenu. Il présente ces mesures difficiles comme non brutales et réversibles par une nouvelle majorité, après la présidentielle 2027.

L'exonération fiscale des arrêts maladie est visée, avec les cas d'affection de longue durée, d'accident du travail et de maladie professionnelle. Un délai de carence étendu, avec une carence d'ordre public, fait partie des pistes explosives avancées par la Cour des comptes.

Des témoignages de retraités dénoncent ces mesures : « Ces mesures d'économie, c'est du vol, on change les termes du contrat. » Ces témoignages soulignent aussi des disparités entre les retraités eux-mêmes. Les retraités restent divisés : certains sont prêts à contribuer, mais jugent les mesures mal ciblées et souhaitent tenir compte du patrimoine.

Pour un fonctionnaire sédentaire des générations concernées, l'âge minimum de départ à la retraite est fixé à 64 ans depuis le 1ᵉʳ janvier 2026. Le taux plein exige 172 trimestres depuis le 1ᵉʳ janvier 2026, pour ces mêmes générations. La retenue pour pension civile s'établit à 11,10 % depuis le 1ᵉʳ janvier 2020, et la cotisation à la RAFP à 5,00 % depuis le 1ᵉʳ janvier 2005. Le montant maximal annuel de l'Aspa pour une personne seule atteint 12 523,14 € depuis le 1ᵉʳ janvier 2026.

Les chiffres de référence

Vous êtes néÂge minimum de départTrimestres pour le taux pleinÂge du taux plein automatique
Entre le 1er janvier 1959 et le 31 décembre 196062 ans167 (41 ans 9 mois)67 ans
Entre le 1er janvier 1961 et le 31 aout 196162 ans168 (42 ans)67 ans
Entre le 1er septembre 1961 et le 31 décembre 196162 ans et 3 mois169 (42 ans 3 mois)67 ans
196262 ans et 6 mois169 (42 ans 3 mois)67 ans
Entre le 1er janvier 1963 et le 31 mars 196562 ans et 9 mois170 (42 ans 6 mois)67 ans
Entre le 1er avril 1965 et le 31 décembre 196563 ans171 (42 ans 9 mois)67 ans
196663 ans et 3 mois172 (43 ans)67 ans
196763 ans et 6 mois172 (43 ans)67 ans
196863 ans et 9 mois172 (43 ans)67 ans
À partir du 1er janvier 196964 ans172 (43 ans)67 ans

Source : Service-Public.fr, 1ᵉʳ janvier 2026

À consulter

Repères

RepèreValeurEn vigueur depuis le
Âge minimum de départ, fonctionnaire sédentaire né à partir de 196964 ans1ᵉʳ janvier 2026
Trimestres pour le taux plein, né à partir de 1969172 (43 ans)1ᵉʳ janvier 2026
Âge du taux plein automatique, fonctionnaire sédentaire67 ans1ᵉʳ janvier 2026
Retenue pour pension civile (fonctionnaires de l'État)11,10 %1ᵉʳ janvier 2020
Retenue CNRACL (fonctionnaires territoriaux et hospitaliers)11,10 %1ᵉʳ janvier 2020
Cotisation à la retraite additionnelle (RAFP)5,00 %1ᵉʳ janvier 2005
Aspa, montant maximal annuel (personne seule)12 523,14 €1ᵉʳ janvier 2026
Aspa, montant maximal annuel (couple)19 442,21 €1ᵉʳ janvier 2026

Source : Service-Public.fr, 1ᵉʳ janvier 2026 · Source : Légifrance, 1ᵉʳ janvier 2026