Le candidat Horizons à la présidentielle défend une réforme des retraites qu'il présente comme responsable et juste. L'âge légal de départ serait porté à 65 ans de façon progressive, et la durée de cotisation connaîtrait un allongement progressif jusqu'à 45 ans. Cette échéance serait atteinte en moins de dix ans, pour les Français qui le peuvent.
La réforme se déroulerait en deux temps, avec d'abord l'équilibre du système par répartition. La réforme de 2023, suspendue en 2025, serait reprise comme première étape. Le second temps instaurerait un système mixte associant répartition et capitalisation, notamment par un plan d'épargne retraite.
Le volet capitalisation viendrait compléter la répartition, qui demeurerait le socle du système, et les salariés seraient associés au capital. Les partenaires sociaux assureraient la gestion du système, avec une règle d'or d'équilibre après le retour à l'équilibre. Un Français sur trois échapperait à 65 ans grâce aux départs avant l'âge légal.
Les départs anticipés seraient maintenus pour les carrières longues, les métiers pénibles et la mauvaise santé. En cas de handicap, d'incapacité permanente ou d'invalidité, l'âge de départ resterait maintenu à 55 ans. Le candidat reconnaît une certaine part d'impopularité dans sa réforme. Ses adversaires le désignent comme l'homme de la retraite, en rappelant un entretien de 2021 où il évoquait un relèvement de l'âge.
Pour un fonctionnaire sédentaire des générations concernées, l'âge minimum de départ à la retraite est fixé à 64 ans ans depuis le 1ᵉʳ janvier 2026. Le taux plein exige 172 trimestres pour ces mêmes générations, depuis le 1ᵉʳ janvier 2026. La retenue pour pension civile s'applique au taux de 11,10 % depuis le 1ᵉʳ janvier 2020, et la cotisation à la RAFP au taux de 5,00 % depuis le 1ᵉʳ janvier 2005. Le plafond annuel de l'Aspa, le minimum vieillesse, pour une personne seule est fixé à 12 523,14 € depuis le 1ᵉʳ janvier 2026.
Les chiffres de référence
| Vous êtes né | Âge minimum de départ | Trimestres pour le taux plein | Âge du taux plein automatique |
|---|---|---|---|
| Entre le 1er janvier 1959 et le 31 décembre 1960 | 62 ans | 167 (41 ans 9 mois) | 67 ans |
| Entre le 1er janvier 1961 et le 31 aout 1961 | 62 ans | 168 (42 ans) | 67 ans |
| Entre le 1er septembre 1961 et le 31 décembre 1961 | 62 ans et 3 mois | 169 (42 ans 3 mois) | 67 ans |
| 1962 | 62 ans et 6 mois | 169 (42 ans 3 mois) | 67 ans |
| Entre le 1er janvier 1963 et le 31 mars 1965 | 62 ans et 9 mois | 170 (42 ans 6 mois) | 67 ans |
| Entre le 1er avril 1965 et le 31 décembre 1965 | 63 ans | 171 (42 ans 9 mois) | 67 ans |
| 1966 | 63 ans et 3 mois | 172 (43 ans) | 67 ans |
| 1967 | 63 ans et 6 mois | 172 (43 ans) | 67 ans |
| 1968 | 63 ans et 9 mois | 172 (43 ans) | 67 ans |
| À partir du 1er janvier 1969 | 64 ans | 172 (43 ans) | 67 ans |
Source : Service-Public.fr, 1ᵉʳ janvier 2026
À consulter
- Retraite : âge de départ et trimestres, par génération
- Retraite d'un agent public : le calcul
- Retraite des agents publics : âge minimum
Repères
| Repère | Valeur | En vigueur depuis le |
|---|---|---|
| Âge minimum de départ, fonctionnaire sédentaire né à partir de 1969 | 64 ans | 1ᵉʳ janvier 2026 |
| Trimestres pour le taux plein, né à partir de 1969 | 172 (43 ans) | 1ᵉʳ janvier 2026 |
| Âge du taux plein automatique, fonctionnaire sédentaire | 67 ans | 1ᵉʳ janvier 2026 |
| Retenue pour pension civile (fonctionnaires de l'État) | 11,10 % | 1ᵉʳ janvier 2020 |
| Retenue CNRACL (fonctionnaires territoriaux et hospitaliers) | 11,10 % | 1ᵉʳ janvier 2020 |
| Cotisation à la retraite additionnelle (RAFP) | 5,00 % | 1ᵉʳ janvier 2005 |
| Aspa, montant maximal annuel (personne seule) | 12 523,14 € | 1ᵉʳ janvier 2026 |
| Aspa, montant maximal annuel (couple) | 19 442,21 € | 1ᵉʳ janvier 2026 |
Source : Service-Public.fr, 1ᵉʳ janvier 2026 · Source : Légifrance, 1ᵉʳ janvier 2026