L'Union des locataires de Madrid a annoncé le décès de la retraitée madrilène, morte à 87 ans, dans un communiqué. Le syndicat de locataires y évoque son combat comme « un tournant dans l'histoire de ce pays ». Son expulsion avait déclenché des manifestations monstres autour de la crise du logement en Espagne.
La famille louait ce logement dans le quartier de Retiro depuis 1956. Après le rachat de l'immeuble en 2018 par un fonds d'investissement, le loyer a fortement augmenté, alors que sa pension suffisait à peine. Le fonds propriétaire a refusé l'offre de payer le loyer à vie, ainsi qu'un délai supplémentaire, en évoquant une sortie digne.
Une écrivaine connue avait proposé de payer le loyer jusqu'à la fin de ses jours. Des affrontements ont opposé des sympathisants à la police, qui a forcé la porte avant l'évacuation de la retraitée sur une civière, en raison de son invalidité.
L'affaire a accentué la pression sur le gouvernement de gauche minoritaire, favorable à des restrictions sur les expulsions et au renouvellement tacite des contrats de location. Après le rejet de ces mesures au Parlement, le Premier ministre a convoqué des élections législatives anticipées pour le 29 novembre.
Hospitalisée pour épuisement, la retraitée avait obtenu un accord de réintégration : « Cette solution est venue trop tard », a déclaré le syndicat de locataires. Le syndicat de locataires juge que le débat sur le logement reste central et que le prix payé est trop important.
Les syndicats UGT et CCOO ont appelé à la grève générale sur le logement, les salaires, le contrôle des prix, l'inflation et le pouvoir d'achat. Des centaines de personnes ont rendu hommage à la retraitée dans la rue après l'annonce du décès.
En France, pour un fonctionnaire sédentaire des générations les plus récentes, l'âge minimum de départ à la retraite est fixé à 64 ans, avec 172 trimestres exigés, depuis le 1ᵉʳ janvier 2026. La retenue pour pension civile s'établit à 11,10 % depuis le 1ᵉʳ janvier 2020, et la cotisation à la RAFP à 5,00 % depuis le 1ᵉʳ janvier 2005. Le montant maximal annuel de l'Aspa pour une personne seule atteint 12 523,14 €.
Les chiffres de référence
| Vous êtes né | Âge minimum de départ | Trimestres pour le taux plein | Âge du taux plein automatique |
|---|---|---|---|
| Entre le 1er janvier 1959 et le 31 décembre 1960 | 62 ans | 167 (41 ans 9 mois) | 67 ans |
| Entre le 1er janvier 1961 et le 31 aout 1961 | 62 ans | 168 (42 ans) | 67 ans |
| Entre le 1er septembre 1961 et le 31 décembre 1961 | 62 ans et 3 mois | 169 (42 ans 3 mois) | 67 ans |
| 1962 | 62 ans et 6 mois | 169 (42 ans 3 mois) | 67 ans |
| Entre le 1er janvier 1963 et le 31 mars 1965 | 62 ans et 9 mois | 170 (42 ans 6 mois) | 67 ans |
| Entre le 1er avril 1965 et le 31 décembre 1965 | 63 ans | 171 (42 ans 9 mois) | 67 ans |
| 1966 | 63 ans et 3 mois | 172 (43 ans) | 67 ans |
| 1967 | 63 ans et 6 mois | 172 (43 ans) | 67 ans |
| 1968 | 63 ans et 9 mois | 172 (43 ans) | 67 ans |
| À partir du 1er janvier 1969 | 64 ans | 172 (43 ans) | 67 ans |
Source : Service-Public.fr, 1ᵉʳ janvier 2026
À consulter
- Retraite : âge de départ et trimestres, par génération
- Retraite d'un agent public : le calcul
- Retraite des agents publics : âge minimum
Repères
| Repère | Valeur | En vigueur depuis le |
|---|---|---|
| Âge minimum de départ, fonctionnaire sédentaire né à partir de 1969 | 64 ans | 1ᵉʳ janvier 2026 |
| Trimestres pour le taux plein, né à partir de 1969 | 172 (43 ans) | 1ᵉʳ janvier 2026 |
| Âge du taux plein automatique, fonctionnaire sédentaire | 67 ans | 1ᵉʳ janvier 2026 |
| Retenue pour pension civile (fonctionnaires de l'État) | 11,10 % | 1ᵉʳ janvier 2020 |
| Retenue CNRACL (fonctionnaires territoriaux et hospitaliers) | 11,10 % | 1ᵉʳ janvier 2020 |
| Cotisation à la retraite additionnelle (RAFP) | 5,00 % | 1ᵉʳ janvier 2005 |
| Aspa, montant maximal annuel (personne seule) | 12 523,14 € | 1ᵉʳ janvier 2026 |
| Aspa, montant maximal annuel (couple) | 19 442,21 € | 1ᵉʳ janvier 2026 |
Source : Service-Public.fr, 1ᵉʳ janvier 2026 · Source : Légifrance, 1ᵉʳ janvier 2026