Le mécanisme à trois niveaux module la revalorisation des pensions de base selon les revenus mensuels des retraités. Les plus modestes, sous un seuil de revenus, conserveraient une revalorisation au rythme de l'inflation. Une catégorie intermédiaire obtiendrait une revalorisation partielle, inférieure à l'inflation. Au-delà du seuil supérieur, la pension de base subirait un gel total, sans aucune augmentation.
Pour un fonctionnaire sédentaire, l'âge minimum de départ s'établit à 64 ans depuis le 1ᵉʳ janvier 2026. Le taux plein exige 172 trimestres, selon la règle en vigueur depuis le 1ᵉʳ janvier 2026. La retenue pour pension civile s'applique au taux de 11,10 % depuis le 1ᵉʳ janvier 2020, tandis que la cotisation à la RAFP atteint 5,00 % depuis le 1ᵉʳ janvier 2005. L'Aspa, ou minimum vieillesse, plafonne à 12 523,14 € par an pour une personne seule depuis le 1ᵉʳ janvier 2026.
Une large part des retraités de classe moyenne serait concernée par ce dispositif. Ils verraient apparaître un manque à gagner mensuel, après avoir cotisé toute leur vie. Une seconde piste porte sur l'abattement fiscal de 10 % des retraités, dont le plafond par foyer serait réduit drastiquement. La sous-indexation aurait alors un double effet négatif, avec une feuille d'impôt plus lourde pour les ménages.
Ces pistes ne sont pas encore actées, et les arbitrages finaux n'ont pas été rendus. Le débat au Parlement est attendu dès l'automne. L'objectif reste de réduire le déficit sans hausse généralisée des impôts, en jouant sur les niches fiscales et les prestations sociales.
Pour la présidentielle de 2027, les retraites forment un dossier brûlant dans les programmes des candidats de gauche. La France insoumise propose d'abaisser l'âge légal et les annuités de cotisation, avec une liberté de travailler au-delà et un départ anticipé pour pénibilité. Le financement reposerait sur les exonérations de charges patronales, les hauts revenus, les revenus du capital et une hausse des cotisations vieillesse.
Place publique défend l'abrogation de la réforme de 2023, ainsi que l'insertion des seniors, la pénibilité, une décote et un Haut Conseil du pilotage des retraites. Les Écologistes veulent aussi l'abrogation de la réforme et un retour à un âge légal plus bas, avec une conférence travail-retraite et des mesures pour les métiers pénibles. Un ancien président plaide à l'inverse pour un âge légal et des durées de cotisation allongés selon l'espérance de vie, avec une indexation des pensions limitée et une part de capitalisation.
Les chiffres de référence
| Vous êtes né | Âge minimum de départ | Trimestres pour le taux plein | Âge du taux plein automatique |
|---|---|---|---|
| Entre le 1er janvier 1959 et le 31 décembre 1960 | 62 ans | 167 (41 ans 9 mois) | 67 ans |
| Entre le 1er janvier 1961 et le 31 aout 1961 | 62 ans | 168 (42 ans) | 67 ans |
| Entre le 1er septembre 1961 et le 31 décembre 1961 | 62 ans et 3 mois | 169 (42 ans 3 mois) | 67 ans |
| 1962 | 62 ans et 6 mois | 169 (42 ans 3 mois) | 67 ans |
| Entre le 1er janvier 1963 et le 31 mars 1965 | 62 ans et 9 mois | 170 (42 ans 6 mois) | 67 ans |
| Entre le 1er avril 1965 et le 31 décembre 1965 | 63 ans | 171 (42 ans 9 mois) | 67 ans |
| 1966 | 63 ans et 3 mois | 172 (43 ans) | 67 ans |
| 1967 | 63 ans et 6 mois | 172 (43 ans) | 67 ans |
| 1968 | 63 ans et 9 mois | 172 (43 ans) | 67 ans |
| À partir du 1er janvier 1969 | 64 ans | 172 (43 ans) | 67 ans |
Source : Service-Public.fr, 1ᵉʳ janvier 2026
À consulter
- Retraite : âge de départ et trimestres, par génération
- Retraite d'un agent public : le calcul
- Retraite des agents publics : âge minimum
Repères
| Repère | Valeur | En vigueur depuis le |
|---|---|---|
| Âge minimum de départ, fonctionnaire sédentaire né à partir de 1969 | 64 ans | 1ᵉʳ janvier 2026 |
| Trimestres pour le taux plein, né à partir de 1969 | 172 (43 ans) | 1ᵉʳ janvier 2026 |
| Âge du taux plein automatique, fonctionnaire sédentaire | 67 ans | 1ᵉʳ janvier 2026 |
| Retenue pour pension civile (fonctionnaires de l'État) | 11,10 % | 1ᵉʳ janvier 2020 |
| Retenue CNRACL (fonctionnaires territoriaux et hospitaliers) | 11,10 % | 1ᵉʳ janvier 2020 |
| Cotisation à la retraite additionnelle (RAFP) | 5,00 % | 1ᵉʳ janvier 2005 |
| Aspa, montant maximal annuel (personne seule) | 12 523,14 € | 1ᵉʳ janvier 2026 |
| Aspa, montant maximal annuel (couple) | 19 442,21 € | 1ᵉʳ janvier 2026 |
Source : Service-Public.fr, 1ᵉʳ janvier 2026 · Source : Légifrance, 1ᵉʳ janvier 2026