Sur les retraites, thème central de la présidentielle 2027, les candidats dévoilent leurs projets. Le candidat Horizons fixe l'âge légal de départ à 65 ans, atteint progressivement. Sa durée de cotisation passe à 45 ans, soit deux années de plus que le cadre actuel.
Ce candidat reprendrait la réforme de 2023, suspendue en 2025, pour amplifier le relèvement en moins de dix ans. L'âge d'annulation de la décote reste inchangé, à 67 ans. Le gain estimé atteint 30 milliards d'euros en année pleine. Les âges actuels seraient maintenus pour le handicap, l'incapacité permanente et l'invalidité, à 62 ans.
Le candidat Horizons veut compléter la répartition par un fonds collectif obligatoire et un plan d'épargne-retraite généralisé, avec abondement de l'État. Il reconnaît une position pas très populaire et admet : « Dire qu'il faut travailler plus longtemps n'est pas très populaire en France. »
Le candidat de La France insoumise défend un droit à la retraite à 60 ans, dans un premier temps 62 ans. Il prévoit la possibilité de travailler au-delà, ou de partir à 60 ans sans tous les trimestres, avec une pension au prorata. Son programme de 2022 plaçait le minimum vieillesse au seuil de pauvreté et les pensions au niveau du SMIC.
La candidate des Ecologistes propose un retour à 60 ans, avec priorité aux carrières longues et aux métiers pénibles. Elle financerait la mesure en revenant sur une partie des exonérations de cotisations des entreprises. Le premier secrétaire du Parti socialiste prévoit la suppression de la réforme, un retour à 62 ans et des annuités selon la pénibilité.
L'ancien Premier ministre Renaissance veut supprimer l'âge légal au profit d'un système universel, avec durée de cotisation, décote et surcote. Il rejette l'idée de bouger les curseurs, évoquant les soins palliatifs, un système à points et un pilier de capitalisation.
Pour un fonctionnaire sédentaire des générations concernées, l'âge minimum de départ s'établit à 64 ans ans depuis le 1ᵉʳ janvier 2026. Le taux plein exige 172 trimestres pour ces mêmes agents, depuis le 1ᵉʳ janvier 2026.
Les chiffres de référence
| Vous êtes né | Âge minimum de départ | Trimestres pour le taux plein | Âge du taux plein automatique |
|---|---|---|---|
| Entre le 1er janvier 1959 et le 31 décembre 1960 | 62 ans | 167 (41 ans 9 mois) | 67 ans |
| Entre le 1er janvier 1961 et le 31 aout 1961 | 62 ans | 168 (42 ans) | 67 ans |
| Entre le 1er septembre 1961 et le 31 décembre 1961 | 62 ans et 3 mois | 169 (42 ans 3 mois) | 67 ans |
| 1962 | 62 ans et 6 mois | 169 (42 ans 3 mois) | 67 ans |
| Entre le 1er janvier 1963 et le 31 mars 1965 | 62 ans et 9 mois | 170 (42 ans 6 mois) | 67 ans |
| Entre le 1er avril 1965 et le 31 décembre 1965 | 63 ans | 171 (42 ans 9 mois) | 67 ans |
| 1966 | 63 ans et 3 mois | 172 (43 ans) | 67 ans |
| 1967 | 63 ans et 6 mois | 172 (43 ans) | 67 ans |
| 1968 | 63 ans et 9 mois | 172 (43 ans) | 67 ans |
| À partir du 1er janvier 1969 | 64 ans | 172 (43 ans) | 67 ans |
Source : Service-Public.fr, 1ᵉʳ janvier 2026
À consulter
- Retraite : âge de départ et trimestres, par génération
- Retraite d'un agent public : le calcul
- Retraite des agents publics : âge minimum
Repères
| Repère | Valeur | En vigueur depuis le |
|---|---|---|
| Âge minimum de départ, fonctionnaire sédentaire né à partir de 1969 | 64 ans | 1ᵉʳ janvier 2026 |
| Trimestres pour le taux plein, né à partir de 1969 | 172 (43 ans) | 1ᵉʳ janvier 2026 |
| Âge du taux plein automatique, fonctionnaire sédentaire | 67 ans | 1ᵉʳ janvier 2026 |
| Retenue pour pension civile (fonctionnaires de l'État) | 11,10 % | 1ᵉʳ janvier 2020 |
| Retenue CNRACL (fonctionnaires territoriaux et hospitaliers) | 11,10 % | 1ᵉʳ janvier 2020 |
| Cotisation à la retraite additionnelle (RAFP) | 5,00 % | 1ᵉʳ janvier 2005 |
| Aspa, montant maximal annuel (personne seule) | 12 523,14 € | 1ᵉʳ janvier 2026 |
| Aspa, montant maximal annuel (couple) | 19 442,21 € | 1ᵉʳ janvier 2026 |
Source : Service-Public.fr, 1ᵉʳ janvier 2026 · Source : Légifrance, 1ᵉʳ janvier 2026