Pour un fonctionnaire sédentaire concerné par la règle applicable depuis le 1ᵉʳ janvier 2026, l'âge minimum de départ à la retraite s'établit à 64 ans ans. Le taux plein exige 172 trimestres pour les personnes concernées par cette même règle, applicable depuis le 1ᵉʳ janvier 2026. La retenue pour pension civile s'élève à 11,10 % depuis le 1ᵉʳ janvier 2020, et la cotisation à la RAFP à 5,00 % depuis le 1ᵉʳ janvier 2005. Pour une personne seule, l'Aspa, c'est-à-dire le minimum vieillesse, atteint au maximum 12 523,14 € par an.

Le candidat Horizons à la présidentielle a dévoilé son projet retraite dans une vidéo, mardi 29 septembre. Il propose un âge légal de départ à 65 ans, avec une durée de cotisation de 45 annuités pour une pension à taux plein. L'âge de taux plein serait ainsi abaissé à 65 ans, contre 67 ans pour la règle en vigueur.

Cet ancien Premier ministre était vu comme l'homme de la retraite à 67 ans, mais il a changé d'avis. Un spécialiste politique nuance pourtant : un plan B reste toujours possible en politique. Ce spécialiste s'interroge aussi sur la retraite par points, votée en 2020, dont le changement systémique n'a pas été repris.

Pour la pénibilité, un départ serait possible avant 65 ans dans les métiers pénibles. La décote, appliquée sans annuités suffisantes, ne serait annulée qu'à 67 ans.

Les autres candidats affichent des positions divergentes sur l'âge légal : suppression, retour en arrière ou système sans âge légal. Pour les carrières longues, la candidate du Rassemblement National veut abaisser le seuil d'annuités, tandis qu'à gauche le candidat Place publique défend un départ au cas par cas selon la pénibilité et le nombre d'annuités par métier. La cheffe de file des Écologistes prévoit un départ anticipé pour un métier pénible, quand Renaissance évoque une surcote pour le report du départ et une pénalité sans annuités.

Une exonération de cotisations chômage et retraite concernerait les salariés travaillant au-delà de l'âge légal, avec la perte de la surcote. Les financements proposés reposent sur l'annulation d'exonérations aux entreprises, le taux d'emploi des jeunes, ainsi qu'une hausse des salaires et des cotisations. Côté capitalisation, les pistes évoquent un fonds obligatoire collectif alimenté par les excédents de l'Agirc-Arrco et un plan épargne-retraite pour les jeunes dès le premier contrat de travail.

Les chiffres de référence

Vous êtes néÂge minimum de départTrimestres pour le taux pleinÂge du taux plein automatique
Entre le 1er janvier 1959 et le 31 décembre 196062 ans167 (41 ans 9 mois)67 ans
Entre le 1er janvier 1961 et le 31 aout 196162 ans168 (42 ans)67 ans
Entre le 1er septembre 1961 et le 31 décembre 196162 ans et 3 mois169 (42 ans 3 mois)67 ans
196262 ans et 6 mois169 (42 ans 3 mois)67 ans
Entre le 1er janvier 1963 et le 31 mars 196562 ans et 9 mois170 (42 ans 6 mois)67 ans
Entre le 1er avril 1965 et le 31 décembre 196563 ans171 (42 ans 9 mois)67 ans
196663 ans et 3 mois172 (43 ans)67 ans
196763 ans et 6 mois172 (43 ans)67 ans
196863 ans et 9 mois172 (43 ans)67 ans
À partir du 1er janvier 196964 ans172 (43 ans)67 ans

Source : Service-Public.fr, 1ᵉʳ janvier 2026

À consulter

Repères

RepèreValeurEn vigueur depuis le
Âge minimum de départ, fonctionnaire sédentaire né à partir de 196964 ans1ᵉʳ janvier 2026
Trimestres pour le taux plein, né à partir de 1969172 (43 ans)1ᵉʳ janvier 2026
Âge du taux plein automatique, fonctionnaire sédentaire67 ans1ᵉʳ janvier 2026
Retenue pour pension civile (fonctionnaires de l'État)11,10 %1ᵉʳ janvier 2020
Retenue CNRACL (fonctionnaires territoriaux et hospitaliers)11,10 %1ᵉʳ janvier 2020
Cotisation à la retraite additionnelle (RAFP)5,00 %1ᵉʳ janvier 2005
Aspa, montant maximal annuel (personne seule)12 523,14 €1ᵉʳ janvier 2026
Aspa, montant maximal annuel (couple)19 442,21 €1ᵉʳ janvier 2026

Source : Service-Public.fr, 1ᵉʳ janvier 2026 · Source : Légifrance, 1ᵉʳ janvier 2026