Le ministre de l'Économie considère que la mise à contribution des retraités est juste et qu'on pourrait même leur demander un peu plus. Les retraités pèsent 25 % de la population, mais seulement 10 % de l'effort budgétaire. Les économies sur les retraites atteignent 5,5 milliards, sur des efforts totaux de 54 milliards.
Pour un fonctionnaire sédentaire des générations concernées, l'âge minimum de départ à la retraite est de 64 ans depuis le 1ᵉʳ janvier 2026. Le taux plein exige 172 trimestres pour ces mêmes générations, depuis le 1ᵉʳ janvier 2026. La retenue pour pension civile est fixée au taux de 11,10 % depuis le 1ᵉʳ janvier 2020, et la cotisation à la RAFP à 5,00 % depuis le 1ᵉʳ janvier 2005. Le plafond annuel de l'Aspa, minimum vieillesse, s'élève à 12 523,14 € pour une personne seule depuis le 1ᵉʳ janvier 2026.
Une hausse supplémentaire reste hautement improbable, compte tenu des réactions des autres partis. Le RN s'oppose à la désindexation des pensions sur l'inflation. Le RN s'oppose également à la fin de l'abattement fiscal pour frais professionnels. Chez Horizons, il n'est pas question de toucher aux retraités.
Le sujet reste sensible et impopulaire, la présidentielle étant proche et les retraités pesant dans l'électorat. Le ministre lance un appel à l'effort national pour faire face ensemble aux dettes et financer les priorités. Il affirme : « Chacun va devoir prendre ses responsabilités. »
L'objectif de déficit pour 2027 reste un cadre à respecter, notamment face au FMI. La gauche critique le budget 2027 pour son manque de taxation des plus aisés et brandit la menace de censure. Le ministre répond que les riches contribuent déjà, notamment par la surtaxe d'impôt sur les sociétés.
Deux glissières de sécurité existent : les ordonnances, et l'adoption du budget originel même en cas de censure. Un passage en force n'est pas exclu, malgré le risque de censure.
Les chiffres de référence
| Vous êtes né | Âge minimum de départ | Trimestres pour le taux plein | Âge du taux plein automatique |
|---|---|---|---|
| Entre le 1er janvier 1959 et le 31 décembre 1960 | 62 ans | 167 (41 ans 9 mois) | 67 ans |
| Entre le 1er janvier 1961 et le 31 aout 1961 | 62 ans | 168 (42 ans) | 67 ans |
| Entre le 1er septembre 1961 et le 31 décembre 1961 | 62 ans et 3 mois | 169 (42 ans 3 mois) | 67 ans |
| 1962 | 62 ans et 6 mois | 169 (42 ans 3 mois) | 67 ans |
| Entre le 1er janvier 1963 et le 31 mars 1965 | 62 ans et 9 mois | 170 (42 ans 6 mois) | 67 ans |
| Entre le 1er avril 1965 et le 31 décembre 1965 | 63 ans | 171 (42 ans 9 mois) | 67 ans |
| 1966 | 63 ans et 3 mois | 172 (43 ans) | 67 ans |
| 1967 | 63 ans et 6 mois | 172 (43 ans) | 67 ans |
| 1968 | 63 ans et 9 mois | 172 (43 ans) | 67 ans |
| À partir du 1er janvier 1969 | 64 ans | 172 (43 ans) | 67 ans |
Source : Service-Public.fr, 1ᵉʳ janvier 2026
À consulter
- Retraite : âge de départ et trimestres, par génération
- Retraite d'un agent public : le calcul
- Retraite des agents publics : âge minimum
Repères
| Repère | Valeur | En vigueur depuis le |
|---|---|---|
| Âge minimum de départ, fonctionnaire sédentaire né à partir de 1969 | 64 ans | 1ᵉʳ janvier 2026 |
| Trimestres pour le taux plein, né à partir de 1969 | 172 (43 ans) | 1ᵉʳ janvier 2026 |
| Âge du taux plein automatique, fonctionnaire sédentaire | 67 ans | 1ᵉʳ janvier 2026 |
| Retenue pour pension civile (fonctionnaires de l'État) | 11,10 % | 1ᵉʳ janvier 2020 |
| Retenue CNRACL (fonctionnaires territoriaux et hospitaliers) | 11,10 % | 1ᵉʳ janvier 2020 |
| Cotisation à la retraite additionnelle (RAFP) | 5,00 % | 1ᵉʳ janvier 2005 |
| Aspa, montant maximal annuel (personne seule) | 12 523,14 € | 1ᵉʳ janvier 2026 |
| Aspa, montant maximal annuel (couple) | 19 442,21 € | 1ᵉʳ janvier 2026 |
Source : Service-Public.fr, 1ᵉʳ janvier 2026 · Source : Légifrance, 1ᵉʳ janvier 2026