La revalorisation de 1,4 % concerne les pensions complémentaires de l'Agirc-Arrco, versées aux retraités du privé. Cette hausse suit un gel : l'année 2025 est restée sans revalorisation. Le versement de novembre est fixé au lundi 2 novembre, le 1ᵉʳ tombant un dimanche, ce qui provoque un décalage du premier jour ouvré.
Cette hausse résulte d'un compromis entre le patronat et les syndicats, alors que les syndicats souhaitaient la hausse maximale. Selon les règles de l'accord de 2023, la hausse est indexée sur l'inflation, avec une marge laissée au conseil d'administration. La CFDT, FO et la CFTC ont voté pour à contre-cœur afin d'éviter un nouveau gel, tandis que la CGT s'oppose en jugeant les réserves suffisantes.
Le directeur général de l'Agirc-Arrco explique pourquoi pas plus : l'évolution des retraites ne doit pas dépasser l'évolution des salaires. L'objectif reste l'équilibre entre actifs et retraités, le consentement à la cotisation et l'équité entre générations. Le directeur général présente la stratégie à long terme des réserves comme un amortisseur face aux difficultés économiques et démographiques, avec l'image du porte-avions, lent à faire demi-tour.
La règle d'or est une réserve de six mois d'allocations, et la répartition est révisée tous les quatre ans pour un ajustement du pilotage lors d'un nouveau cycle. Les réserves investies dans des entreprises françaises et européennes forment un bouclier indispensable, puisque le paiement doit être garanti à chaque génération.
L'argent peut ne pas apparaître le lundi sur le compte, ce qui n'est pas forcément une erreur au vu des délais de traitement des banques. La date effective du virement dépend de la banque, avec un à deux jours d'écart, et un délai parfois plus long. Si rien n'est arrivé après plusieurs jours ouvrés, la première démarche consiste à contacter la banque, puis l'Agirc-Arrco si nécessaire.
Dans la fonction publique, l'âge minimum de départ à la retraite d'un fonctionnaire sédentaire des générations les plus récentes est de 64 ans, depuis le 1ᵉʳ janvier 2026. Le taux plein exige 172 trimestres pour ces mêmes générations, applicable depuis le 1ᵉʳ janvier 2026. La retenue pour pension civile s'établit à 11,10 % depuis le 1ᵉʳ janvier 2020, et la cotisation RAFP à 5,00 % depuis le 1ᵉʳ janvier 2005. Le montant maximal annuel de l'Aspa atteint 12 523,14 € pour une personne seule.
Les chiffres de référence
| Vous êtes né | Âge minimum de départ | Trimestres pour le taux plein | Âge du taux plein automatique |
|---|---|---|---|
| Entre le 1er janvier 1959 et le 31 décembre 1960 | 62 ans | 167 (41 ans 9 mois) | 67 ans |
| Entre le 1er janvier 1961 et le 31 aout 1961 | 62 ans | 168 (42 ans) | 67 ans |
| Entre le 1er septembre 1961 et le 31 décembre 1961 | 62 ans et 3 mois | 169 (42 ans 3 mois) | 67 ans |
| 1962 | 62 ans et 6 mois | 169 (42 ans 3 mois) | 67 ans |
| Entre le 1er janvier 1963 et le 31 mars 1965 | 62 ans et 9 mois | 170 (42 ans 6 mois) | 67 ans |
| Entre le 1er avril 1965 et le 31 décembre 1965 | 63 ans | 171 (42 ans 9 mois) | 67 ans |
| 1966 | 63 ans et 3 mois | 172 (43 ans) | 67 ans |
| 1967 | 63 ans et 6 mois | 172 (43 ans) | 67 ans |
| 1968 | 63 ans et 9 mois | 172 (43 ans) | 67 ans |
| À partir du 1er janvier 1969 | 64 ans | 172 (43 ans) | 67 ans |
Source : Service-Public.fr, 1ᵉʳ janvier 2026
À consulter
- Retraite : âge de départ et trimestres, par génération
- Retraite d'un agent public : le calcul
- Retraite des agents publics : âge minimum
Repères
| Repère | Valeur | En vigueur depuis le |
|---|---|---|
| Âge minimum de départ, fonctionnaire sédentaire né à partir de 1969 | 64 ans | 1ᵉʳ janvier 2026 |
| Trimestres pour le taux plein, né à partir de 1969 | 172 (43 ans) | 1ᵉʳ janvier 2026 |
| Âge du taux plein automatique, fonctionnaire sédentaire | 67 ans | 1ᵉʳ janvier 2026 |
| Retenue pour pension civile (fonctionnaires de l'État) | 11,10 % | 1ᵉʳ janvier 2020 |
| Retenue CNRACL (fonctionnaires territoriaux et hospitaliers) | 11,10 % | 1ᵉʳ janvier 2020 |
| Cotisation à la retraite additionnelle (RAFP) | 5,00 % | 1ᵉʳ janvier 2005 |
| Aspa, montant maximal annuel (personne seule) | 12 523,14 € | 1ᵉʳ janvier 2026 |
| Aspa, montant maximal annuel (couple) | 19 442,21 € | 1ᵉʳ janvier 2026 |
Source : Service-Public.fr, 1ᵉʳ janvier 2026 · Source : Légifrance, 1ᵉʳ janvier 2026