Un amendement des écologistes au PLFSS 2027 a été adopté par les députés. Ce dispositif inédit instaure un congé anticipatoire de départ en retraite, ouvert dès 62 ans. L'entrée en vigueur demeure incertaine, car l'adoption du budget paraît improbable dans un hémicycle divisé.

Les conditions fixent un âge minimum de 62 ans, une durée d'assurance de 42 années et 168 trimestres validés. Le congé vise les salariés du secteur privé qui ont commencé tôt une carrière longue. Pendant le congé, l'employeur verserait une rémunération équivalente à la future pension à taux plein.

Ce versement se poursuivrait jusqu'à l'âge légal de 64 ans, puis la caisse de retraite prendrait le relais. La pension n'est donc pas versée immédiatement, mais seulement après cette période transitoire. Le dispositif contourne le relèvement de l'âge légal à 64 ans issu de la réforme de 2023, sans abrogation formelle.

En contrepartie, les entreprises bénéficieraient de réductions de cotisations sociales, avec une compensation intégrale selon les auteurs. Le financement repose pourtant sur la Sécurité sociale, qui subirait une baisse des recettes, pour un coût non chiffré. Le relèvement de l'âge légal est déjà partiellement suspendu par le budget Sécu 2026.

Le rapporteur général du budget doute de la faisabilité du dispositif si l'employeur est défaillant ou disparu, un risque pour les assurés. Le ministre du Travail critique une charge financière trop lourde pour les entreprises. Il craint aussi une séparation des salariés avant le seuil, au détriment de l'emploi des seniors. Le groupe Ecologiste et Social salue une immense victoire et demande de ne pas effacer le vote.

Pour un fonctionnaire sédentaire des générations les plus récentes, l'âge minimum de départ à la retraite est de 64 ans depuis le 1ᵉʳ janvier 2026. Le taux plein exige 172 pour ces mêmes générations, et la retenue pour pension civile s'établit à 11,10 %. La cotisation RAFP atteint 5,00 %, tandis que l'Aspa plafonne à 12 523,14 € par an pour une personne seule.

Les chiffres de référence

Vous êtes néÂge minimum de départTrimestres pour le taux pleinÂge du taux plein automatique
Entre le 1er janvier 1959 et le 31 décembre 196062 ans167 (41 ans 9 mois)67 ans
Entre le 1er janvier 1961 et le 31 aout 196162 ans168 (42 ans)67 ans
Entre le 1er septembre 1961 et le 31 décembre 196162 ans et 3 mois169 (42 ans 3 mois)67 ans
196262 ans et 6 mois169 (42 ans 3 mois)67 ans
Entre le 1er janvier 1963 et le 31 mars 196562 ans et 9 mois170 (42 ans 6 mois)67 ans
Entre le 1er avril 1965 et le 31 décembre 196563 ans171 (42 ans 9 mois)67 ans
196663 ans et 3 mois172 (43 ans)67 ans
196763 ans et 6 mois172 (43 ans)67 ans
196863 ans et 9 mois172 (43 ans)67 ans
À partir du 1er janvier 196964 ans172 (43 ans)67 ans

Source : Service-Public.fr, 1ᵉʳ janvier 2026

À consulter

Repères

RepèreValeurEn vigueur depuis le
Âge minimum de départ, fonctionnaire sédentaire né à partir de 196964 ans1ᵉʳ janvier 2026
Trimestres pour le taux plein, né à partir de 1969172 (43 ans)1ᵉʳ janvier 2026
Âge du taux plein automatique, fonctionnaire sédentaire67 ans1ᵉʳ janvier 2026
Retenue pour pension civile (fonctionnaires de l'État)11,10 %1ᵉʳ janvier 2020
Retenue CNRACL (fonctionnaires territoriaux et hospitaliers)11,10 %1ᵉʳ janvier 2020
Cotisation à la retraite additionnelle (RAFP)5,00 %1ᵉʳ janvier 2005
Aspa, montant maximal annuel (personne seule)12 523,14 €1ᵉʳ janvier 2026
Aspa, montant maximal annuel (couple)19 442,21 €1ᵉʳ janvier 2026

Source : Service-Public.fr, 1ᵉʳ janvier 2026 · Source : Légifrance, 1ᵉʳ janvier 2026