Le projet de budget de la Sécurité sociale pour 2027 a été rejeté en commission, ce qui reste sans conséquence directe. La commission des Affaires sociales a rejeté la désindexation des pensions de retraite sur l'inflation. Ce vote n'est pas définitif : l'hémicycle repartira du texte initial lors du débat de mardi.

Ce rejet constitue un deuxième mauvais signal après celui de jeudi sur le budget de l'Etat. Les députés avaient alors écarté l'abattement fiscal des retraités, assorti d'un plafonnement.

La règle habituelle prévoit une revalorisation des pensions de base en janvier, suivant l'inflation. La version actuelle du texte fait de cette règle une exception voulue : seul un tiers des retraités verrait sa hausse suivre l'inflation, sous le seuil 1.260 euros. Au-dessus de 1.260 euros, la sous-indexation ou le gel serait fixé par décret.

Le gouvernement s'est dit ouvert à une revalorisation partielle de certaines pensions à partir de 1.260 euros. Des décrets seraient possibles en 2027, et un nouveau gouvernement pourrait revenir sur la mesure de façon rétroactive après la présidentielle. Renaissance a plaidé pour des décrets sans opacité, avec des seuils à discuter et à relever, modifiables par le prochain gouvernement.

Les amendements de suppression venaient des Républicains, du PS, du RN, de l'UDR, des communistes, de LFI et des Ecologistes. Pour le RN, il s'agit de l'article le plus grave, tandis que LFI dénonce une réduction du pouvoir d'achat des retraités. Les retraités sont mis à contribution dans un budget de la Sécurité sociale fondé sur des économies massives, avec un déficit presque divisé par deux.

Pour un fonctionnaire sédentaire de la génération concernée, l'âge minimum de départ à la retraite est de 64 ans depuis le 1ᵉʳ janvier 2026. Le taux plein exige 172 trimestres pour cette génération, depuis le 1ᵉʳ janvier 2026. La retenue pour pension civile s'établit à 11,10 % depuis le 1ᵉʳ janvier 2020, et la cotisation RAFP à 5,00 % depuis le 1ᵉʳ janvier 2005. Le plafond annuel de l'Aspa, le minimum vieillesse, atteint 12 523,14 € pour une personne seule depuis le 1ᵉʳ janvier 2026.

Les chiffres de référence

Vous êtes néÂge minimum de départTrimestres pour le taux pleinÂge du taux plein automatique
Entre le 1er janvier 1959 et le 31 décembre 196062 ans167 (41 ans 9 mois)67 ans
Entre le 1er janvier 1961 et le 31 aout 196162 ans168 (42 ans)67 ans
Entre le 1er septembre 1961 et le 31 décembre 196162 ans et 3 mois169 (42 ans 3 mois)67 ans
196262 ans et 6 mois169 (42 ans 3 mois)67 ans
Entre le 1er janvier 1963 et le 31 mars 196562 ans et 9 mois170 (42 ans 6 mois)67 ans
Entre le 1er avril 1965 et le 31 décembre 196563 ans171 (42 ans 9 mois)67 ans
196663 ans et 3 mois172 (43 ans)67 ans
196763 ans et 6 mois172 (43 ans)67 ans
196863 ans et 9 mois172 (43 ans)67 ans
À partir du 1er janvier 196964 ans172 (43 ans)67 ans

Source : Service-Public.fr, 1ᵉʳ janvier 2026

À consulter

Repères

RepèreValeurEn vigueur depuis le
Âge minimum de départ, fonctionnaire sédentaire né à partir de 196964 ans1ᵉʳ janvier 2026
Trimestres pour le taux plein, né à partir de 1969172 (43 ans)1ᵉʳ janvier 2026
Âge du taux plein automatique, fonctionnaire sédentaire67 ans1ᵉʳ janvier 2026
Retenue pour pension civile (fonctionnaires de l'État)11,10 %1ᵉʳ janvier 2020
Retenue CNRACL (fonctionnaires territoriaux et hospitaliers)11,10 %1ᵉʳ janvier 2020
Cotisation à la retraite additionnelle (RAFP)5,00 %1ᵉʳ janvier 2005
Aspa, montant maximal annuel (personne seule)12 523,14 €1ᵉʳ janvier 2026
Aspa, montant maximal annuel (couple)19 442,21 €1ᵉʳ janvier 2026

Source : Service-Public.fr, 1ᵉʳ janvier 2026 · Source : Légifrance, 1ᵉʳ janvier 2026