Un héritage n'entraîne pas de baisse automatique de la pension de réversion, car l'origine du bien est déterminante. Un bien transmis par le conjoint décédé reçoit un traitement particulier, différent de celui d'un logement hérité d'un parent. Un logement reçu d'un parent peut entrer dans les ressources examinées, tandis qu'un bien personnel issu d'une autre succession peut aussi être retenu.
La valeur du bien n'est pas ajoutée intégralement aux ressources : l'Assurance retraite applique un revenu forfaitaire annuel. Une donation à un descendant, effectuée avant la demande de réversion, est prise en compte selon son ancienneté et doit être déclarée. La vente d'un logement n'entraîne pas de perte automatique, mais le produit non réinvesti et les biens mobiliers sont examinés.
La pension reste révisable en cas de hausse des ressources, avec une réduction possible, mais elle n'est pas révisable indéfiniment. La réversion du titulaire décédé ne passe pas aux enfants en principe.
Une pension d'orphelin existe après le décès des deux parents, sous conditions d'âge, dans le régime de base du privé. Elle s'applique sans condition d'âge en cas d'invalidité ou d'incapacité permanente, avec un plafond de revenus d'activité ; le RSADE figure aussi parmi les repères. Pour la réversion Agirc-Arrco, les orphelins d'un parent salarié ou retraité du privé peuvent recevoir une part par orphelin, si l'enfant est à charge.
Pour les fonctionnaires, l'âge minimum de départ à la retraite est fixé à 64 ans depuis le 1ᵉʳ janvier 2026, et le nombre de trimestres exigé pour le taux plein s'élève à 172. La retenue pour pension civile s'établit à 11,10 % depuis le 1ᵉʳ janvier 2020, tandis que la cotisation à la RAFP atteint 5,00 % depuis le 1ᵉʳ janvier 2005.
Le plafond annuel de l'Aspa, le minimum vieillesse, atteint 12 523,14 € pour une personne seule depuis le 1ᵉʳ janvier 2026. La démarche consiste à se renseigner auprès de la caisse ou sur info-retraite, les règles étant particulières à chacun des régimes.
Les chiffres de référence
| Vous êtes né | Âge minimum de départ | Trimestres pour le taux plein | Âge du taux plein automatique |
|---|---|---|---|
| Entre le 1er janvier 1959 et le 31 décembre 1960 | 62 ans | 167 (41 ans 9 mois) | 67 ans |
| Entre le 1er janvier 1961 et le 31 aout 1961 | 62 ans | 168 (42 ans) | 67 ans |
| Entre le 1er septembre 1961 et le 31 décembre 1961 | 62 ans et 3 mois | 169 (42 ans 3 mois) | 67 ans |
| 1962 | 62 ans et 6 mois | 169 (42 ans 3 mois) | 67 ans |
| Entre le 1er janvier 1963 et le 31 mars 1965 | 62 ans et 9 mois | 170 (42 ans 6 mois) | 67 ans |
| Entre le 1er avril 1965 et le 31 décembre 1965 | 63 ans | 171 (42 ans 9 mois) | 67 ans |
| 1966 | 63 ans et 3 mois | 172 (43 ans) | 67 ans |
| 1967 | 63 ans et 6 mois | 172 (43 ans) | 67 ans |
| 1968 | 63 ans et 9 mois | 172 (43 ans) | 67 ans |
| À partir du 1er janvier 1969 | 64 ans | 172 (43 ans) | 67 ans |
Source : Service-Public.fr, 1ᵉʳ janvier 2026
À consulter
- Retraite : âge de départ et trimestres, par génération
- Retraite d'un agent public : le calcul
- Retraite des agents publics : âge minimum
Repères
| Repère | Valeur | En vigueur depuis le |
|---|---|---|
| Âge minimum de départ, fonctionnaire sédentaire né à partir de 1969 | 64 ans | 1ᵉʳ janvier 2026 |
| Trimestres pour le taux plein, né à partir de 1969 | 172 (43 ans) | 1ᵉʳ janvier 2026 |
| Âge du taux plein automatique, fonctionnaire sédentaire | 67 ans | 1ᵉʳ janvier 2026 |
| Retenue pour pension civile (fonctionnaires de l'État) | 11,10 % | 1ᵉʳ janvier 2020 |
| Retenue CNRACL (fonctionnaires territoriaux et hospitaliers) | 11,10 % | 1ᵉʳ janvier 2020 |
| Cotisation à la retraite additionnelle (RAFP) | 5,00 % | 1ᵉʳ janvier 2005 |
| Aspa, montant maximal annuel (personne seule) | 12 523,14 € | 1ᵉʳ janvier 2026 |
| Aspa, montant maximal annuel (couple) | 19 442,21 € | 1ᵉʳ janvier 2026 |
Source : Service-Public.fr, 1ᵉʳ janvier 2026 · Source : Légifrance, 1ᵉʳ janvier 2026