Les économies budgétaires du budget 2027 reposeraient sur un effort réclamé aux retraités, sans baisse des retraites. Dans ce cadre budgétaire, les retraités devraient faire des efforts, avec petites pensions préservées et rabot de l’abattement fiscal parmi les pistes.
La mesure fiscale porterait sur la limite de déduction de l’abattement fiscal, avec un plafond 3 000 euros. Le rabot de l’abattement fiscal abaisserait la limite de déduction au plafond 3 000 euros et générerait des recettes fiscales supplémentaires. Le simulateur sert à tester l’impact de la mesure pour un cas individuel.
Le plafond de l’abattement fiscal apparaît aussi comme une solution de compromis, mais la piste reste peu étayée. La trajectoire sans rabot suivrait le plafond classique avec l’inflation en 2027. Un cumul reste évoqué entre rabot de l’abattement fiscal et gel partiel des pensions de base.
Les pensions de retraite de base sont aussi citées parmi les leviers, entre gel, sous-indexation et exonération fiscale. La sous-indexation ou le gel partiel concerneraient les pensions de base, dans le même ensemble budgétaire. L’effort réclamé aux retraités serait donc recherché sans baisse directe des retraites.
Pour un fonctionnaire sédentaire, l’âge minimum de départ à la retraite est 64 ans depuis 1ᵉʳ janvier 2026. Le taux plein exige 172 depuis 1ᵉʳ janvier 2026 pour les personnes concernées. La retenue pour pension civile des fonctionnaires atteint 11,10 % depuis 1ᵉʳ janvier 2020, et la RAFP applique un taux de cotisation 5,00 % depuis 1ᵉʳ janvier 2005. L’Aspa, minimum vieillesse pour une personne seule, prévoit un montant maximal annuel 12 523,14 € depuis 1ᵉʳ janvier 2026.
Les propriétaires retraités peuvent aussi rencontrer des difficultés possibles avec une maison et des travaux coûteux. Pour un retraité propriétaire, crédit impossible dépend parfois de l’âge avancé, des moyens insuffisants et de la maison invendable. Une retraite de 3 000 euros peut permettre une vie possible lorsque le loyer et les charges sont compris.
Les chiffres de référence
| Vous êtes né | Âge minimum de départ | Trimestres pour le taux plein | Âge du taux plein automatique |
|---|---|---|---|
| Entre le 1er janvier 1959 et le 31 décembre 1960 | 62 ans | 167 (41 ans 9 mois) | 67 ans |
| Entre le 1er janvier 1961 et le 31 aout 1961 | 62 ans | 168 (42 ans) | 67 ans |
| Entre le 1er septembre 1961 et le 31 décembre 1961 | 62 ans et 3 mois | 169 (42 ans 3 mois) | 67 ans |
| 1962 | 62 ans et 6 mois | 169 (42 ans 3 mois) | 67 ans |
| Entre le 1er janvier 1963 et le 31 mars 1965 | 62 ans et 9 mois | 170 (42 ans 6 mois) | 67 ans |
| Entre le 1er avril 1965 et le 31 décembre 1965 | 63 ans | 171 (42 ans 9 mois) | 67 ans |
| 1966 | 63 ans et 3 mois | 172 (43 ans) | 67 ans |
| 1967 | 63 ans et 6 mois | 172 (43 ans) | 67 ans |
| 1968 | 63 ans et 9 mois | 172 (43 ans) | 67 ans |
| À partir du 1er janvier 1969 | 64 ans | 172 (43 ans) | 67 ans |
Source : Service-Public.fr, 1ᵉʳ janvier 2026
À consulter
- Retraite : âge de départ et trimestres, par génération
- Retraite d'un agent public : le calcul
- Retraite des agents publics : âge minimum
Repères
| Repère | Valeur | En vigueur depuis le |
|---|---|---|
| Âge minimum de départ, fonctionnaire sédentaire né à partir de 1969 | 64 ans | 1ᵉʳ janvier 2026 |
| Trimestres pour le taux plein, né à partir de 1969 | 172 (43 ans) | 1ᵉʳ janvier 2026 |
| Âge du taux plein automatique, fonctionnaire sédentaire | 67 ans | 1ᵉʳ janvier 2026 |
| Retenue pour pension civile (fonctionnaires de l'État) | 11,10 % | 1ᵉʳ janvier 2020 |
| Retenue CNRACL (fonctionnaires territoriaux et hospitaliers) | 11,10 % | 1ᵉʳ janvier 2020 |
| Cotisation à la retraite additionnelle (RAFP) | 5,00 % | 1ᵉʳ janvier 2005 |
| Aspa, montant maximal annuel (personne seule) | 12 523,14 € | 1ᵉʳ janvier 2026 |
| Aspa, montant maximal annuel (couple) | 19 442,21 € | 1ᵉʳ janvier 2026 |
Source : Service-Public.fr, 1ᵉʳ janvier 2026 · Source : Légifrance, 1ᵉʳ janvier 2026