La désindexation des pensions de base toucherait la hausse de janvier. La règle habituelle repose sur une formule d'inflation lissée, inscrite au Code de la Sécurité sociale. Une hausse suivant l'inflation serait maintenue jusqu'au plafond de 1.260 euros, avec un seuil de 85 % du Smic, pour les pensions des régimes de base et complémentaire cumulés.

Seul un tiers des retraités bénéficierait de la hausse. Au-dessus de 1.260 euros, les pensions seraient soumises à un gel ou à une sous-indexation, selon un taux fixé par voie réglementaire, par décret. Le texte écarte toute baisse nominale : aucune baisse des pensions n'est prévue.

Le dispositif comporte deux seuils de revalorisation, 1.260 euros et 2.000 euros, avec une sous-indexation intermédiaire. Cette sous-indexation intermédiaire assure le lissage des effets de seuil. Le comité de suivi des retraites transmet une proposition sur le coefficient de revalorisation.

Second mécanisme : l'abattement de 10 % applicable à l'impôt sur le revenu verrait son plafond abaissé à 3.000 euros, ce qui cible les retraités les plus aisés. Le gouvernement n'a pas de prise sur les complémentaires et agit seulement sur les retraites de base. Le Parlement peut jouer sur les deux leviers, gel et abattement, tandis que les économies globales restent non négociables.

Un retraité témoin percevant 2.000 euros de pension subirait une perte de pouvoir d'achat, calculée par mois et par an. Le gel serait réversible par décret simple, avec une nouvelle majorité en 2027 et un versement rétroactif.

Pour les personnes nées à partir de la génération concernée, l'âge minimum de départ d'un fonctionnaire sédentaire s'établit à 64 ans depuis le 1ᵉʳ janvier 2026, avec 172 trimestres exigés pour le taux plein. La retenue pour pension civile des fonctionnaires est fixée à 11,10 % depuis le 1ᵉʳ janvier 2020, et la cotisation à la RAFP à 5,00 % depuis le 1ᵉʳ janvier 2005. Le minimum vieillesse, ou Aspa, atteint 12 523,14 € par an pour une personne seule depuis le 1ᵉʳ janvier 2026.

Les chiffres de référence

Vous êtes néÂge minimum de départTrimestres pour le taux pleinÂge du taux plein automatique
Entre le 1er janvier 1959 et le 31 décembre 196062 ans167 (41 ans 9 mois)67 ans
Entre le 1er janvier 1961 et le 31 aout 196162 ans168 (42 ans)67 ans
Entre le 1er septembre 1961 et le 31 décembre 196162 ans et 3 mois169 (42 ans 3 mois)67 ans
196262 ans et 6 mois169 (42 ans 3 mois)67 ans
Entre le 1er janvier 1963 et le 31 mars 196562 ans et 9 mois170 (42 ans 6 mois)67 ans
Entre le 1er avril 1965 et le 31 décembre 196563 ans171 (42 ans 9 mois)67 ans
196663 ans et 3 mois172 (43 ans)67 ans
196763 ans et 6 mois172 (43 ans)67 ans
196863 ans et 9 mois172 (43 ans)67 ans
À partir du 1er janvier 196964 ans172 (43 ans)67 ans

Source : Service-Public.fr, 1ᵉʳ janvier 2026

À consulter

Repères

RepèreValeurEn vigueur depuis le
Âge minimum de départ, fonctionnaire sédentaire né à partir de 196964 ans1ᵉʳ janvier 2026
Trimestres pour le taux plein, né à partir de 1969172 (43 ans)1ᵉʳ janvier 2026
Âge du taux plein automatique, fonctionnaire sédentaire67 ans1ᵉʳ janvier 2026
Retenue pour pension civile (fonctionnaires de l'État)11,10 %1ᵉʳ janvier 2020
Retenue CNRACL (fonctionnaires territoriaux et hospitaliers)11,10 %1ᵉʳ janvier 2020
Cotisation à la retraite additionnelle (RAFP)5,00 %1ᵉʳ janvier 2005
Aspa, montant maximal annuel (personne seule)12 523,14 €1ᵉʳ janvier 2026
Aspa, montant maximal annuel (couple)19 442,21 €1ᵉʳ janvier 2026

Source : Service-Public.fr, 1ᵉʳ janvier 2026 · Source : Légifrance, 1ᵉʳ janvier 2026