La durée d'assurance retraite correspond au nombre de trimestres cotisés qui sert à calculer le montant de la pension. Ce calcul concerne les fonctionnaires titulaires, les stagiaires, les magistrats ainsi que les ouvriers de l'État. Il s'effectue en additionnant, tous régimes confondus, l'ensemble des trimestres validés au cours de la carrière.
Le taux plein s'obtient selon deux conditions alternatives, l'une portant sur le nombre de trimestres, l'autre sur l'âge. Un âge automatique de 67 ans permet d'obtenir le taux plein quel que soit le nombre de trimestres réunis. Un départ avant 67 ans avec des trimestres manquants entraîne une décote qui réduit le montant de la pension.
Pour les fonctionnaires nés entre le 1ᵉʳ janvier 1958 et le 31 décembre 1960, 62 ans de cotisation sont exigés, le taux plein étant fixé à 167, soit 41 ans et 9 mois. Pour ceux nés entre le 1ᵉʳ janvier 1961 et le 31 août 1961, le taux plein correspond à 168, soit 42 ans. Pour les personnes nées entre le 1ᵉʳ septembre 1961 et le 31 décembre 1961, 62 ans et 3 mois sont requis, avec un taux plein fixé à 169.
Les fonctionnaires nés en 1962 doivent réunir 62 ans et 6 mois de cotisation. Ceux nés entre le 1ᵉʳ janvier 1963 et le 31 mars 1965 doivent atteindre 62 ans et 9 mois, pour un taux plein de 170. Pour les naissances comprises entre le 1ᵉʳ avril 1965 et le 31 décembre 1965, 63 ans sont exigés, avec un taux plein de 171.
Les personnes nées en 1966 doivent totaliser 63 ans et 3 mois, le taux plein étant fixé à 172, soit 43 ans. Pour la génération 1967, la durée exigée est de 63 ans et 6 mois. Pour la génération 1968, la durée exigée est de 63 ans et 9 mois. À compter du 1ᵉʳ janvier 1969, la durée requise atteint 64 ans.
Les services accomplis comme contractuel avant 2015 peuvent être validés comme des services de fonctionnaire. Les services militaires sont également pris en compte, y compris ceux effectués en Nouvelle-Calédonie ou outre-mer. Les instituteurs formés en école normale voient leur durée d'assurance comptée dès 18 ans. Les congés rémunérés, notamment de maternité ou de maladie, entrent également dans le calcul.
Le temps partiel est compté comme du temps plein, tandis que le temps non complet ou incomplet est retenu pour sa durée réelle. Certaines situations, notamment liées aux enfants, ouvrent droit à des trimestres supplémentaires d'assurance. Pour les enseignants du premier ou du second degré, les allocations d'enseignement perçues à l'IUFM comptent pour moitié dans la durée d'assurance.
La prise en compte de certaines périodes doit faire l'objet d'une demande auprès de l'administration employeur au moment où elle est formulée. Cette demande doit être déposée au plus tard 12 mois avant la date de départ à la retraite. La validation des études supérieures dans la durée d'assurance reste possible, sous certaines conditions.
Le relevé de carrière est consultable sur le site Info-retraite, dans l'espace personnel du compte retraite, et peut être téléchargé au format PDF. Une correction de ce relevé est possible dès 55 ans, les anomalies devant être signalées aux caisses concernées. Le Service des retraites de l'État et la CNRACL sont les organismes compétents pour traiter ces demandes. Pour les emplois classés en catégorie active, les durées de cotisation et l'âge du taux plein automatique diffèrent des règles générales.
Source : Service-Public.fr, 1ᵉʳ janvier 2026