L'avancement d'échelon concerne les fonctionnaires des fonctions publiques d'État, territoriale et hospitalière. Il correspond au passage à un échelon supérieur au sein du même grade et s'accorde automatiquement selon l'ancienneté acquise. Ce changement a pour effet une augmentation du traitement indiciaire, mais n'a aucun effet sur les fonctions exercées.

Le nombre d'échelons et la durée à passer dans chaque grade sont fixés par le statut particulier du corps concerné. Ce statut peut également ajouter un critère de valeur professionnelle pour l'avancement. Pour les professeurs des écoles en classe normale, le 1er grade comprend 11 échelons. Les durées types dans un échelon vont de 1 an à 4 ans, en passant par des paliers de 2 ans, 2 ans 6 mois, 3 ans ou 3 ans 6 mois selon les échelons.

Une bonification d'ancienneté permet de réduire la durée nécessaire pour accéder à l'échelon supérieur. Elle s'applique notamment dans les métiers de la police et de l'enseignement. Dans les quartiers urbains sensibles, cette bonification est accordée automatiquement après 3 ans de services continus. Elle représente 1 mois par an, puis 2 mois au-delà de la 3e année. À titre d'exemple, une bonification de 7 mois permet une promotion en 1 an et 5 mois au lieu de 2 ans.

Plusieurs types de services sont pris en compte pour le calcul de l'ancienneté : l'activité, le détachement, le congé parental ou la disponibilité. Le temps partiel est assimilé à du temps plein pour ce calcul. Le détachement est compté à la fois dans le corps d'origine et dans le corps d'accueil. Le congé parental est pris en compte dans la limite de 5 ans sur l'ensemble de la carrière.

La disponibilité peut être accordée pour convenances personnelles, pour suivre un conjoint, pour créer une entreprise ou pour donner des soins à un enfant. La disponibilité pour élever un enfant de moins de 12 ans peut être prise en compte pour l'ancienneté. La disponibilité avec exercice d'une activité professionnelle peut également être prise en compte, dans la limite de 5 années sur la carrière.

Pour une activité salariée, la prise en compte suppose un minimum de 600 heures travaillées par an. La démarche consiste alors à transmettre les bulletins de salaire et le contrat de travail. Lorsque l'activité est exercée à l'étranger, une traduction française par un traducteur assermenté est demandée.

Pour une activité indépendante, un revenu brut annuel d'au moins 7 212 € est requis. La démarche implique de fournir l'immatriculation au RNE ainsi que l'avis d'imposition. En cas de création ou de reprise d'entreprise, aucune condition de revenu n'est exigée. Dans tous les cas, les pièces justificatives doivent être transmises chaque année avant le 31 mai, sous peine de perte des droits.

L'avancement de grade, distinct de l'avancement d'échelon, correspond au passage à un grade supérieur au sein du même corps. Il donne accès à des fonctions supérieures et à une rémunération plus élevée. Les conditions de grade et d'échelon requises sont fixées par le statut particulier du corps.

Cet avancement s'effectue selon trois modalités : au choix, par examen professionnel ou par concours professionnel. Lorsqu'il se fait au choix, la décision revient à l'administration employeur, selon les lignes directrices de gestion. Les critères retenus portent sur la valeur professionnelle, l'acquis de l'expérience, la diversité des parcours et les formations suivies.

Pour aller plus loin

Source : Service-Public.fr, 1ᵉʳ janvier 2026