La FSU fait état de mobilisations lycéennes en région parisienne et dans les académies de Nice, Marseille, Orléans-Tours, Lille et Lyon. Pour l’organisation, « leurs revendications sont légitimes » face au manque de personnels, au bâti vétuste, aux classes chargées et aux emplois du temps intenables.
La FSU relie ces mobilisations à un état catastrophique de l’Éducation nationale, déjà dénoncé par des organisations syndicales. Elle dénonce des interventions violentes de la police devant des établissements, avec des élèves blessés et des élèves placés en garde à vue.
La FSU affirme que « Les élèves ont le droit de s’exprimer » et de se mobiliser, et demande que les violences cessent. Selon elle, la répression policière contredit les semaines de l’engagement et la conscience citoyenne mises en avant auprès de la jeunesse. L’organisation critique aussi les injonctions à l’engagement lorsque la contestation vise des choix politiques et budgétaires.
La FSU condamne largement les violences contre les personnels comme les violences contre les élèves. Elle apporte son soutien aux personnels blessés et répète que les violences doivent cesser. Pour la FSU, l’expression lycéenne doit se tenir dans un cadre démocratique, serein, libre et sans entrave.
La FSU demande des réponses à la hauteur de la mobilisation des jeunes et refuse ce qu’elle nomme une répression aveugle. Elle attribue au gouvernement une responsabilité envers le service public d’éducation et les élèves, sans instrumentalisation politique. L’organisation défend la démocratie lycéenne, l’écoute des élèves, le droit d’expression, le droit de s’organiser et le droit à manifester.
La FSU associe aussi les élèves mobilisés aux Conseils de vie lycéenne, en indiquant que les CVL doivent permettre leur participation et porter leurs attentes. Elle demande d’« ouvrir des espaces de discussions et non de réprimer », au nom de la démocratie sociale et contre la répression par la force à des fins politiciennes. La FSU interpelle le Premier ministre sur le projet de budget 2027, qu’elle rattache à la crise profonde de l’Éducation nationale. Elle demande au gouvernement d’investir massivement dans l’École publique pour les élèves, les familles et les personnels.