La FSU appelle les personnels à une grève massive le 5 novembre, accompagnée de manifestations. Le syndicat dépose par ailleurs un préavis de grève couvrant l'ensemble du mois de novembre. Il propose de discuter sur les lieux de travail des suites à donner à cette journée.

Dans son communiqué, la FSU constate une colère sociale qui s'exprime depuis 3 semaines, avec la participation de lycéens et autour de la vie chère. Elle estime que le gouvernement est en difficulté et qu'il faut augmenter le rapport de force. La FSU proposera aux partenaires syndicaux d'amplifier la mobilisation. Elle sera présente aux manifestations du samedi 24 octobre, consacrées aux salaires et aux services publics.

Sur les salaires, la FSU revendique une hausse de la valeur du point d'indice, une revalorisation des carrières et des pensions. Elle demande aussi des créations de postes, moins d'élèves par classe et des équipes pluri professionnelles. Pour l'enseignement supérieur, la FSU demande plus de places à l'université et en STS, ainsi qu'une sortie de Parcoursup. Elle réclame également le budget des collectivités nécessaire à la rénovation du bâti scolaire et aux services publics.

La FSU exige une traduction immédiate de ces demandes dans le budget 2027. Elle critique les annonces gouvernementales sur les élèves par classe, les remplacements et Parcoursup, et évoque un ministre qui quitte la salle. Elle demande que les organisations lycéennes et étudiantes soient reçues à Matignon.

La FSU dénonce l'accord national interprofessionnel sur l'emploi des jeunes, qui instaurerait selon elle un régime dérogatoire de contrat de travail réclamé par le MEDEF. Pour le syndicat, « le système éducatif n’est pas le prestataire de service du patronat ». Elle évoque aussi une crise d'attractivité des métiers de l'éducation et de la Fonction publique, restée sans aucune réponse après la grève du 29 septembre.

La FSU dénonce la répression et les violences policières, et demande que le droit de manifester soit garanti. Elle affirme que « La restriction des libertés et les violences policières ne peuvent tenir lieu de réponse ». Elle dénonce enfin les réponses sécuritaires, l'austérité budgétaire et l'extrême droite.