Le SNES-FSU a publié un communiqué le 29 septembre 2026 au sujet de la grève à laquelle toutes les organisations syndicales avaient appelé. Cette grève concernait les professeur·es, les CPE, les PsyEN, les AED et les AESH. Selon le syndicat, la participation atteint 38 %, avec des établissements mobilisés dans toutes les académies.

Le SNES-FSU compte plus de 40 % grévistes dans les académies de Lyon et de Créteil. Le syndicat indique aussi que des vies scolaires ont été fermées dans plusieurs académies. Pour le SNES-FSU, cette grève, un mois après la rentrée, montre la détermination des personnels et la revalorisation exigée.

Le SNES-FSU dénonce un déclassement salarial, avec l'inflation, la flambée du carburant et la perte du pouvoir d'achat. Il reproche aux gouvernements des suppressions de postes et des coupes budgétaires qui laissent un service public d'Éducation exsangue. Le syndicat juge cynique de compter sur l'engagement des personnels sans revalorisation. Il dénonce également le prof bashing, les remerciements lyriques et des réponses qu'il qualifie d'insupportables.

Le SNES-FSU note la mobilisation des lycéen·nes contre l'austérité budgétaire et soutient leurs revendications. Il dénonce par ailleurs la répression policière visant des élèves.

Le projet de budget 2027 doit être précisé par le premier ministre dans deux jours. Pour le SNES-FSU, « la première copie est inacceptable », avec 54 milliards d'économie et un gel du point d'indice. Le syndicat revendique le dégel du point d'indice et des mesures d'urgence pour les salaires.

Le SNES-FSU demande aussi des mesures pour les carrières des enseignant·es, des CPE et des Psy-EN. Il revendique pour les AED une grille de rémunération nationale, un statut pour les AESH et la titularisation des non titulaires. Le syndicat estime que l'École publique est à un point de bascule et qu'il faut reconstruire le second degré public. Dans les lycées, il souhaite que la mobilisation se prolonge dans les jours et les semaines à venir.