Une circulaire du ministre de l'Éducation nationale instaure un hommage annuel aux morts pour la France, à partir de la rentrée 2026. Cet hommage est prévu dans les établissements publics et les privés sous contrat, de l'école élémentaire jusqu'au collège et au lycée. La circulaire rattache cette cérémonie à la mission de l'École, qui forme des citoyens conscients d'une destinée commune et d'un héritage collectif.
Cette initiative ne fait pas l'unanimité et le monde enseignant reste divisé. Le SNES-FSU appelle au boycott de la cérémonie, tandis que Sud Éducation critique une école devenue « antichambre de la guerre ». La FSU-SNUipp et le SNALC critiquent aussi la mesure, parlent d'acceptation de la guerre et jugent qu'elle envoie un mauvais message.
La circulaire prend des précautions : il ne s'agit pas de célébrer la guerre, mais la paix conquise et la liberté préservée, avec la Marseillaise. Une commentatrice reproche aux enseignants leurs réactions : elle vise le refus de l'hommage, pas la circulaire. Selon cette commentatrice, les enseignants ont le droit d'avoir des opinions, mais devraient les garder pour eux au profit de la transmission et de la gratitude.
De son côté, l'intersyndicale de l'Enseignement supérieur publie un communiqué qui appelle personnels et étudiants à être « dans la rue et en grève » lors de la journée de mobilisation de novembre. Elle critique des mesures cosmétiques et techniques, présentées comme la réponse du gouvernement à la mobilisation lycéenne et étudiante. Elle réclame l'abrogation de Parcoursup et juge insuffisants les ajustements de transparence, comme les places en BTS, IUT et LAS.
L'intersyndicale dénonce le silence total du gouvernement sur la précarité des statuts, le manque de personnel, la charge de travail et la concurrence dans la recherche. Les doctorants et post-doctorants figurent parmi les personnels concernés. Elle appelle les personnels de l'ESR à la grève et aux manifestations pour la revalorisation du point d'indice et des rémunérations, ainsi que la création de postes de titulaires. Ces appels à la grève rejoignent ceux des syndicats de la Fonction publique et des syndicats enseignants, dans une mobilisation nationale.
La valeur annuelle du point d'indice s'établit à 59,0734 €, soit 59,07 €, applicable depuis le 1ᵉʳ juillet 2023. L'indice majoré minimal de la Fonction publique est de 366, applicable depuis le 1ᵉʳ janvier 2024.
Les chiffres de référence
| Valeur annuelle du point d'indice |
|---|
| 59,0734 € |
Source : Légifrance, 1ᵉʳ juillet 2023
À consulter
Repères
| Repère | Valeur | En vigueur depuis le |
|---|---|---|
| Valeur annuelle du point d'indice | 59,0734 € | 1ᵉʳ juillet 2023 |
| Valeur mensuelle du point d'indice (calculée) | 4,9228 € | 1ᵉʳ juillet 2023 |
| Indice majoré minimal | 366 | 1ᵉʳ janvier 2024 |
| Traitement brut mensuel à l'indice majoré minimal (calculé) | 1 801,74 € | 1ᵉʳ janvier 2024 |
| Retenue pour pension civile | 11,10 % | 1ᵉʳ janvier 2020 |
| SMIC horaire brut | 12,31 € | 1ᵉʳ juin 2026 |
Source : Légifrance, 1ᵉʳ juin 2026