Le SNES-FSU appelle à une grève le 5 novembre, pour les salaires et pour l'avenir de l'École. Selon le syndicat, ce contexte social inédit s'inscrit dans les discussions sur le projet de budget 2027. Le SNES-FSU réclame une urgence salariale, après la mobilisation du 29 septembre dans la Fonction publique.
Les lycéennes et les lycéens sont mobilisés depuis plusieurs semaines, à propos de leurs conditions d'études et de la répression. Le SNES-FSU affirme porter en grande partie ces revendications lycéennes, qui touchent aux moyens, à l'égalité et à la justice sociale. D'après le syndicat, les annonces du gouvernement sur les postes, le bâti scolaire et l'accès à l'enseignement supérieur sont venues de cette mobilisation lycéenne. Le SNES-FSU juge ces réponses insuffisantes, comme les organisations de jeunesse, tout en estimant que des brèches sont ouvertes.
Le SNES-FSU dénonce une austérité salariale et un déclassement salarial et social des personnels de l'Éducation nationale. Le syndicat évoque aussi, pour l'attractivité des métiers, le désarroi et l'amertume, ainsi que des démissions ouvertes ou silencieuses. Il critique le gouvernement depuis 2022, auquel il reproche des réponses provocatrices et hors sol.
Le SNES-FSU rejette la réactivation du Pacte et des HSE à la rentrée 2027, malgré la pénurie de remplaçants. Pour le syndicat, « Des tâches supplémentaires ne constituent pas une revalorisation de nos métiers. » Pour le SNES-FSU, travailler davantage n'est pas une revalorisation des métiers.
Les organisations syndicales exigent le dégel du point d'indice et des mesures catégorielles, sans contreparties. Elles demandent aussi l'annulation des suppressions d'emplois du budget 2027, dans le premier degré comme dans le second degré. Parmi les revendications figurent une grille nationale de rémunération pour les AESH et les AED, avec un corps de catégorie B, ainsi qu'un plan de titularisation des non-titulaires.
Le SNES-FSU souhaite une mobilisation dans la durée, afin d'obliger le gouvernement à répondre malgré les entraves au droit à manifester. Selon lui, « Nos revendications sont finançables par d’autres choix budgétaires ». Le syndicat plaide pour une autre répartition des richesses, alors que les discussions budgétaires sont décisives.
Repères
| Repère | Valeur | En vigueur depuis le |
|---|---|---|
| Valeur annuelle du point d'indice | 59,0734 € | 1ᵉʳ juillet 2023 |
| Valeur mensuelle du point d'indice (calculée) | 4,9228 € | 1ᵉʳ juillet 2023 |
| Indice majoré minimal | 366 | 1ᵉʳ janvier 2024 |
| Traitement brut mensuel à l'indice majoré minimal (calculé) | 1 801,74 € | 1ᵉʳ janvier 2024 |
| Retenue pour pension civile | 11,10 % | 1ᵉʳ janvier 2020 |
| SMIC horaire brut | 12,31 € | 1ᵉʳ juin 2026 |
Source : Légifrance, 1ᵉʳ juin 2026