Selon le SNES-FSU, les conditions d'enseignement des langues vivantes se sont dégradées au collège comme au lycée. Le syndicat dénonce des classes surchargées, des horaires insuffisants au collège, des inégalités d'accès aux ressources et un oral pénalisé. Il revendique des groupes à effectifs réduits et des horaires disciplinaires suffisants.

Le SNES-FSU juge que l'attestation Ev@lang doit être abandonnée, car elle serait peu représentative, chronophage et coûteuse. Au lycée, le syndicat estime que le contrôle continu fait peser une pression sur les personnels et sur les pratiques pédagogiques. Pour le SNES-FSU, l'ETLV alourdit la charge de travail, dans un contexte de réformes successives qui accentuent les inégalités. Il demande aussi, pour les examens nationaux, de supprimer les attestations et certifications concurrentes, jugées très onéreuses.

Concernant les nouveaux programmes, le SNES-FSU les juge plus prescriptifs et estime qu'ils laissent peu de place aux questions politiques, historiques, sociales et économiques. Le syndicat observe qu'une approche inspirée du CECRL domine depuis plus de vingt ans, sans débat sur ses limites. Il défend des programmes ambitieux, porteurs de savoirs solides, ainsi que la liberté pédagogique, sous l'intitulé « Des programmes au service de l’émancipation ».

Le SNES-FSU demande une réflexion sur l'évaluation, au DNB comme au baccalauréat, avec des épreuves nationales, terminales et anonymes. Il pointe une offre linguistique réduite : la LVC connaît une fermeture progressive et il ne reste que deux ou trois langues. Selon lui, les langues à faible diffusion et les langues régionales sont fragilisées par le manque de moyens, de postes et de continuité. Le syndicat revendique des moyens pérennes pour toutes les langues afin de relancer la diversification linguistique.

Le SNES-FSU demande également une remise à plat des réformes du lycée, du baccalauréat et de Parcoursup, qu'il juge inégalitaires. Pour le syndicat, il s'agit de « Défendre la diversité des langues », au nom du droit d'apprendre plusieurs langues, de l'esprit critique et de l'égalité d'accès.

Repères

RepèreValeurEn vigueur depuis le
Valeur annuelle du point d'indice59,0734 €1ᵉʳ juillet 2023
Valeur mensuelle du point d'indice (calculée)4,9228 €1ᵉʳ juillet 2023
Indice majoré minimal3661ᵉʳ janvier 2024
Traitement brut mensuel à l'indice majoré minimal (calculé)1 801,74 €1ᵉʳ janvier 2024
Retenue pour pension civile11,10 %1ᵉʳ janvier 2020
SMIC horaire brut12,31 €1ᵉʳ juin 2026

Source : Légifrance, 1ᵉʳ juin 2026