Le 1er octobre, plusieurs changements du quotidien entrent en vigueur et touchent le budget des Français. Le chèque carburant vise les grands rouleurs, selon des conditions de revenus et des conditions de kilométrage. Cette aide est reconduite jusqu'en décembre, avec des bénéficiaires élargis face à la hausse des prix des carburants.
Le premier chèque, pour la période avril-septembre, a fait l'objet d'un versement automatique ; les autres éligibles doivent en faire la demande sur un site dédié. Les actifs concernés parcourent au moins 30 kilomètres aller-retour par jour, entre trajet domicile-travail et usage professionnel.
Le prix repère de vente de gaz est en hausse, selon la CRE, en lien avec les cours du gaz et le Moyen-Orient, l'impact variant selon le contrat. Les APL sont revalorisées au 1er octobre sur la base de l'indice de référence des loyers, pour une hausse moyenne mensuelle modeste. Les franchises médicales et participations forfaitaires voient leur plafond annuel relevé par assuré ; restent exonérés les femmes enceintes, les mineurs et les personnes couvertes par la complémentaire santé solidaire.
Pour les indemnités journalières, les nouveaux arrêts liés à une ALD non exonérante voient leur durée maximale passer de trois ans à un an, les ALD exonérantes restant inchangées. Face à la précarité menstruelle, l'Assurance maladie rend remboursables les culottes menstruelles réutilisables ainsi que les coupes menstruelles. Le remboursement des protections menstruelles concerne les personnes assurées menstruées sans condition de ressources, la mutuelle couvrant le reste à charge.
Pour les agents publics, le point d'indice de la fonction publique vaut 59,0734 € par an depuis le 1ᵉʳ juillet 2023, valeur de base du site. L'indice majoré minimal s'établit à 366 depuis le 1ᵉʳ janvier 2024 et constitue le plancher de rémunération des agents.
Le PLFSS prévoit des économies sur la santé en 2027 afin de réduire le déficit de la Sécu, le projet de budget étant présenté le 1er octobre. Pour les médicaments, la HAS prévoit un réexamen annuel de la pertinence du maintien au remboursement, au profit de traitements plus innovants lorsque le service médical rendu est faible. Sur les arrêts maladie, la durée moyenne est en hausse et les indemnités journalières sont en progression.
Il s'agit d'encadrer les prescriptions par des contrôles des arrêts longs et atypiques contre le nomadisme médical, avec SOS IJ et une expérimentation du deuxième avis médical. Une négociation avec les partenaires sociaux évoque 1 milliard supplémentaire, sur les indemnités journalières, la prévention, le retour à l'emploi et les accidents du travail. Le plafond des indemnités journalières serait abaissé à un multiple du Smic, avec un traitement fiscal rapproché des revenus d'activité, au titre du déficit de la branche maladie.
Les chiffres de référence
| Valeur annuelle du point d'indice |
|---|
| 59,0734 € |
Source : Légifrance, 1ᵉʳ juillet 2023
À consulter
Repères
| Repère | Valeur | En vigueur depuis le |
|---|---|---|
| Valeur annuelle du point d'indice | 59,0734 € | 1ᵉʳ juillet 2023 |
| Valeur mensuelle du point d'indice (calculée) | 4,9228 € | 1ᵉʳ juillet 2023 |
| Indice majoré minimal | 366 | 1ᵉʳ janvier 2024 |
| Traitement brut mensuel à l'indice majoré minimal (calculé) | 1 801,74 € | 1ᵉʳ janvier 2024 |
| Retenue pour pension civile | 11,10 % | 1ᵉʳ janvier 2020 |
| SMIC horaire brut | 12,31 € | 1ᵉʳ juin 2026 |
Source : Légifrance, 1ᵉʳ juin 2026